Des invitations alléchantes aboutissent souvent à blanchir la complicité locale dans les crimes de la Shoah

Par le Dr Efraim Zuroff
Un article apparemment inoffensif, au titre très optimiste (« Riga : un joyau balte avec mieux qu’un soupçon d’histoire juive »), qui occupait presque une page entière du numéro du 13 août du Jerusalem Post, a attiré mon attention et a soulevé une question sérieuse sur l’éthique journalistique. Écrit par David Zev Harris et Mark Gordo, les animateurs de l’édition Travel du podcast du Jerusalem Post, l’article dresse un portrait très positif de la Lettonie contemporaine et, en particulier de sa capitale Riga, dépeinte comme une destination touristique intéressante et agréable.
Invitation officielle au blanchiment de mémoire
À côté de l’article, on trouvait un encadré reflétant une interview de Linda Ozola , vice-présidente du conseil municipal de Riga, sous le titre « Un peuple fier qui n’a rien à cacher ». Le « rien » dans cette affaire, c’est bien sûr la Shoah version lettonne. « C’est tout à fait normal de parler [de la Shoah] », dit-elle.
« Nous n’avons jamais voulu déchirer aucune page de notre histoire. Nous devons accepter l’histoire telle qu’elle est. Et nous devons tirer des leçons de l’histoire. Nous admettons avec beaucoup de regret que pendant la Seconde Guerre mondiale, nous avons perdu tant de Juifs qui faisaient partie de notre société et qui étaient co-fondateurs de ce qu’était la Lettonie à cette époque. »
La posture victimaire pour mieux couvrir les traces
Comme c’est intéressant ! Bien entendu, ces gens fiers n’ont rien à cacher, car ils ont simplement créé de toute pièce un faux témoignage sur la Shoah en Lettonie, qui occulte la participation massive des Lettons au massacre des Juifs, et pas seulement des Juifs locaux, mais aussi de 96 % des 30 000 Juifs déportés à Riga depuis l’Allemagne, l’Autriche et le « Protektorat » (aujourd’hui République tchèque), et plusieurs milliers de Juifs de Biélorussie. Donc, si (on prétend que) les Lettons n’ont joué aucun rôle dans les massacres, cela ne devrait plus faire aucun problème pour les locaux d’évoquer la Shoah. Comme c’est pratique !
Musée malavisé. Si le Musée de l’occupation de la Lettonie 1940-1991 à Riga rappelle au monde les crimes commis par les puissances étrangères contre l’État et le peuple lettons, il oublie de rappeler les nombreux lettons, assassins de Juifs pendant l’Holocauste, préférant mettre en lumière les quelques Justes locaux parmi les Nations.
L’Arajs Kommando à la pointe de la Shoah

Kommando Arajs en action
En fait, même si le texte de l’article de Harris et Gordon mentionne plusieurs fois la Shoah, il n’y a aucune mention du rôle très important joué par les Lettons dans la mise en œuvre de la solution finale, non seulement en Lettonie, mais également en Biélorussie. (La moitié du célèbre groupe meurtrier letton, l’Arajs Kommando*, a été envoyée à Minsk pour aider à liquider le ghetto local.)
L’art de travestir la vérité s’illustre au Musée de Riga
Il est intéressant de noter que Harris et Gordon ont visité le musée local en mémoire de la Shoah, créé par le rabbin Barkan, qui ne s’attarde pas (du moins lorsque je l’ai visité il y a plusieurs années) sur la participation lettone aux crimes de l’Holocauste. Ce site est un modèle de distorsion de la vérité au sujet de la Shoah, qui promeut la thèse mensongère de l’équivalence entre les crimes nazis et communistes, et néglige les très nombreux tueurs lettons, tout en se concentrant sur les quelques Justes locaux parmi les Nations.
S.S Lettons, les seuls au monde à honorer le Nazisme
Honorer les nazis. La marche en Lettonie est actuellement le seul événement public en Europe et au-delà, à honorer les personnes qui ont combattu sous la bannière des SS, les forces de sécurité d’élite de l’Allemagne nazie. Le 16 mars 2019, des vétérans de la Légion lettone commandée par les Waffen-SS allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale, ainsi que leurs sympathisants, marchent en portant des drapeaux et des affiches jusqu’au Monument de la Liberté à Riga.
En Lettonie, les vrais héros ne sont pas les Justes, mais ceux qui ont servi dans la Légion lettone, qui faisait partie de la Waffen-SS, qui a lutté contre l’Armée rouge pour la victoire du Troisième Reich, le régime le plus meurtrier de l’histoire de l’humanité. Chaque 16 mars, une marche a lieu au centre de Riga pour rendre hommage aux anciens combattants de la Légion, parmi lesquels beaucoup ont servi dans le Sicherheitsdienst letton. Celui-ci a joué un rôle majeur dans l’anéantissement de la communauté juive lettone. Les habitants justifient leur adulation pour ces « patriotes » malintentionnés en prétendant qu’ils ont ouvert la voie à l’indépendance de la Lettonie, mais les nazis n’avaient aucune intention d’accorder un jour l’indépendance à la Lettonie.

Fier de son passé. Les Lettons participent à la marche annuelle en hommage aux troupes qui ont combattu aux côtés des nazis le 16 mars 2019 à Riga. On aperçoit les croix gammées sur l’épaule supérieure gauche de ces hommes qui participent à la cérémonie d’honneur des membres des unités SS de la Légion lettone à Riga. (Avec l’aimable autorisation de JFDA eV / Grischa Stanjek)
Comment acheter les journalistes collaborationnistes juifs
En fin de compte, j’ai trouvé l’explication du récit sérieusement déformé de la Shoah, dans l’article. Les auteurs étaient les invités de l’Agence lettone d’investissement et de développement, Radisson Blu Ridzene, et de la compagnie aérienne locale AirBaltic. Et c’est ce qui arrive lorsque les journalistes bénéficient de voyages gratuits vers des destinations intéressantes. La question est la suivante : étant donné les mensonges promus par le gouvernement hôte, un journaliste doté de principes peut-il accepter ce qui devient finalement un pot-de-vin ?
- L’unité de la police auxiliaire lettone, l’Arajs Kommando dirigée par le commandant SS et collaborateur nazi Viktors Arājs , était une unité meurtrière notoire pendant la Shoah. On estime que le Kommando a tué environ 26 000 Juifs de Lettonie. Dans les phases finales de la guerre, l’unité a été dissoute et son personnel transféré à la Légion lettone qui organise des marches commémoratives annuelles à Riga.
La suite de l’article se trouve dans le prochain numéro d’Israël Magazine
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