L’éditorial d’André Darmon 1 août 2023

Le mal s’insinue dans l’air du temps comme de l’eau sous une porte. D’abord presque rien. Un peu d’humidité. Quand l’inondation survient, il est trop tard.
Christian Bobin — La Plus que vive
J’écoutais très récemment une interview du Grand rabbin de Jérusalem, Shlomo Amar, qui en deux ou trois mots, nous avait ciselé une courte mais excellente analyse de la situation dramatique que nous vivons. Il disait, entre autres, que la rue comme les politiciens, avaient insidieusement et véritablement inversé, supplanté, des vérités combien criantes, par des mensonges et que ces mensonges étaient devenus politiquement corrects. En d’autres termes, la réforme judiciaire est nuisible et superflue, les juges actuels ne sont, bien sûr, pas politisés, Bibi est génétiquement corrompu, et ma grand-mère est avant-centre du PSG.
Les députés ont fait voter une loi qui réajuste les conditions de la destitution d’un Premier ministre. En effet, tout donne à penser que certains conseillers juridiques ou juges s’apprêtent à vouloir destituer Benjamin Netanyahou (décidément) pour un éventuel conflit d’intérêt. Étant toujours jugé actuellement (mais il sera certainement acquitté, faute de preuves) il s’occupe heureusement et légitimement du conflit judiciaire, ce qui ne peut en rien interférer sur le cours de son procès. L’hypocrisie et le harcèlement ont atteint des niveaux invraisemblables ou les crues deviennent possibles. Sans compter les inondations mortelles.
Barak, le falso!* (hypocrite en judéo-italien)
Je vous parlais récemment (il y a deux ou trois numéros) de la possibilité d’une guerre civile en Israël que des irresponsables comme les deux anciens Premiers ministres, Olmert et Barak, tous deux de leur prénoms Ehoud, appelaient de leurs vœux, en nous faisant croire que c’était inéluctable. De la même façon, certains journalistes tendaient à nous faire admettre, à travers des chiffres manipulés, que Tsahal pourrait se retourner contre le gouvernement de Netanyahou et nous concocter un Coup d’Etat militaire et non plus une guerre civile. Vous avez bien entendu ! Rappelons qu’Olmert, tout Premier ministre qu’il fut, est un ancien détenu pour escroquerie et corruption et que la première chose à faire dans ces cas-là est de se taire et éviter de donner des leçons.
35 visites pour prendre le thé chez Jeffrey Epstein
Quant à Ehoud Barak, surnommé le fuyard (BARAK BARAH) par la presse israélienne – il ne resta que quelques minutes sur le théâtre militaire tragique ou moururent des soldats le 5 novembre 1992 à Tsehilim dans le Néguev, sans qu’il leur porte secours de ses mains et sans les transporter dans son hélicoptère vers un hôpital, ce qui aurait pu en sauver quelques-uns de la mort.
Un Barak, dont Ehoud Olmert lui-même, disait en direct à la télévision qu’il prélevait sa commission et sa dîme sur toutes les transactions de Tsahal, un Ehoud Barak (dis-moi qui tu fréquentes, je te dirais qui tu es) lequel, selon le Wall Street journal, aurait rencontré le pédophile et prédateur sexuel, Jeffrey Epstein, 35 fois à partir de 2013, certainement pas pour aller jouer à la belote avec lui. Barak a rencontré Epstein tous les mois pendant près d’un an, à partir de décembre 2015 sans savoir, bien sûr, ce qu’il faisait. Nous en reparlerons.
En finir avec un adversaire multi-fronts
La question qui se pose aujourd’hui quand j’écris ces lignes, le jour de Ticha beav, est la suivante : reste-t-il des lueurs d’espoir dans un pays qui a versé dans l’insulte, dans la haine, ou bien nous faudra-t-il très malheureusement en passer par une guerre qui d’ailleurs s’est déjà postée à nos frontières. Pour ma part, si j’étais assuré que pas un seul de nos soldats ne viendrait à mourir ou à être blessé à la suite d’une guerre possible, si ce n’est, aujourd’hui probable, je signerais bien pour faire d’une pierre, deux coups. Détruire un multi-adversaire qui nous menace en permanence, qui nous ridiculise, mais en même temps faire en sorte de ressouder un pays, lui faire retrouver toutes les valeurs qui nous ont mené ici après tant de souffrances millénaires, rappeler seulement que le sionisme, sans les valeurs fondamentales et l’esprit du Judaïsme, c’est un bolide des 24 heures du Mans avec un moteur de trottinette.
La suite de l’article se trouve dans le prochain numéro d’Israël Magazine
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