À force de le dire, Ben-Gvir peut-il claquer la porte ?

Netanyahou a ouvert toute grande la porte à Ben-Gvir en saisissant au vol sa menace de démission. C’est déjà arrivé en mars, à propos du report de la réforme judiciaire. Binyamin Netanyahou lui avait trouvé la compensation d’une Garde nationale, qui mettra longtemps avant de voir le jour.

De façon générale, Binyamin Netanyahou préfère gérer en comité restreint les questions sécuritaires. Mais, la cacophonie des avis hors cabinet de sécurité entame sérieusement la chaîne de décision et, par conséquent, la dissuasion sur le terrain… Le public critique l’hyper-prudence de Bibi, qui soupèse une autre opération, tranche par tranche, en Judée-Samarie, pour mettre un terme provisoire ou durable à l’actuelle campagne de terrorisme inflammatoire.

L’opposition intérieure

Depuis la formation du gouvernement, Ben Gvir exprime son mécontentement face aux actions du gouvernement, comme s’il demeurait dans une opposition intérieure – et Netanyahou en a assez•

D’autre part, il semble que le Premier ministre préfère gérer l’arène politico-sécuritaire avec un minimum d’interventio : Ben- Gvir n’est pas reconnu au sein de l’appareil sécuritaire comme un élément pertinent • Néanmoins, le patron de « Force Juive » exprime un sentiment général de la « périphérie », autour de Gaza, que le Central « ne fait rien » de probant. Et parmi les électeurs du Likoud, surtout ceux qui vivent dans le sud, le désespoir commence à prendre racine.

« Une arme posée sur la table au premier acte doit tirer avant la fin du troisième acte. »

La règle empirique de Tchekhov stipule que chaque élément qui apparaît dans l’intrigue aura une utilité à la fin.

Si on l’utilise pour analyser les récentes prestations de Netanyahou et de Ben Gvir, une image émerge : lorsque le Premier ministre a suggéré à son ministre de quitter le gouvernement s’il n’accepte pas sa conduite – a ouvert une porte qu’il ne lui proposait pas de prendre, quelque temps auparavant. Bien que Ben Gvir n’ait pas obtempéré, mais en supposant que Netanyahou ne changera pas miraculeusement sa conduite politico-sécuritaire – cela finira sans doute quand même par se produire, si on écoute Tchekov.

Courants d’air en plénière

Par deux fois, Ben-Gvir et les membres de son parti ont abandonné la séance plénière de la Knesset et perturbé l’agenda de la coalition et cela ne fait que quatre mois qu’ils ont tous deux signé les documents de partenariat. D’un autre côté, Netanyahou convoque rarement le cabinet politique et de sécurité et tient des consultations limitées. De hauts responsables affirment qu’il entend ainsi mettre Ben-Gvir de côté, ce dernier n’a donc pas tout à fait tort, lorsqu’il réclame un partenariat total ou pas du tout.

Le logiciel de blocage des portables en prison neutralisé

Ben Gvir a même révélé que Netanyahou avait neutralisé « dans son dos » des actions relevant de ses responsabilités de ministre de la Sécurité nationale.

Selon sa version, alors qu’il essayait de promouvoir une initiative qui empêcherait les terroristes emprisonnés d’utiliser des téléphones par un logiciel de blocage des communications, Netanyahou est intervenu et l’en a empêché. Ben-Gvir ne s’est pas gêné pour s’en plaindre publiquement : dans le long acte d’accusation qu’il a lu, il y avait aussi la critique des actions trop modérées d’Israël à Gaza, l’échec de l’évacuation de Khan al-Ahmar et le report de la réforme juridique. Les promesses d’Otzma Yehoudit, selon lesquelles elles seraient mises en œuvre au sein du gouvernement, sont restées vides de sens et les partisans d’Otzma Yehoudit sont furieux.

Menaces à domicile

Soit dit en passant, le président d’Otzma Yehoudit n’est pas le seul. Il est probable que quelqu’un (le maire de Sderot, Alon Davidi ?) l’ait appelé à Sderot et qu’il ait fait une annonce contre Netanyahou, après qu’un membre de son parti, Almog Cohen, s’y soit présenté à la première heure du matin. Ils ont alors annoncé qu’ils boycotteraient les votes de la coalition. Le Likoud aurait eu du mal à mettre en garde Ben-Gvir, car, les menaces contre le gouvernement ne viennent pas du seul Itamar Ben Gvir, mais de six membres d’Otzma Yehoudit.

Cependant, la conduite de Netanyahou face aux tirs massifs conduit au désespoir les partisans du Likoud et du gouvernement à Sderot, et lorsque Ben Gvir menace, ses propos affaiblissent Netanyahou face aux critiques intérieures. Les 64 mandats de la droite et en particulier du Likoud, d’Otzma et du sionisme religieux dépendent de l’existence de ce gouvernement, donc, il est probable que cette série de menaces restera lettre morte. Personne n’a intérêt, selon les sondages, à provoquer l’éclatement de cette coalition.

Sderot, foyer de contestation du manque de fermeté

Dans le système politique, en revanche, un ou deux sièges manquants suffisent pour faire tomber un gouvernement, même si ses membres savent qu’ils ne feront plus partie du gouvernement au prochain tour. Hier matin, alors que Ben Gvir était à Sderot, il a reçu le soutien de l’un d’eux – l’ancien membre de la Knesset, Nir Orbach.

La suite de l’article se trouve dans le prochain numéro d’Israël Magazine

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