1946-1949   52 000 survivants de la Shoah   sont internés à Chypre. 

Chypre

Chypre                                                                                                                                                                    

Les Britanniques les considèrent comme des prisonniers civils, ils ne sont pas protégés par de la Convention de Genève. Scandale, les prisonniers de guerre allemands voisins sont mieux traités et détenus moins longtemps.

Pendant les trois années qui ont suivi la fin de la guerre, 70 000 Juifs survivants de la Shoah embarquent sur 65 bateaux à destination de la Palestine.[1] Environ la moitié vient des camps temporaires de « Personnes déplacées » établis par les Alliés en Allemagne pour les personnes qui ne peuvent rentrer chez elles. Les autres ont dû fuir les persécutions et les pogromes d’Europe de l’Est qui se sont abattus sur les survivants enfin de retour chez eux. Ils embarquent sur de vieux rafiots surchargés, comme « clandestins » sans l’autorisation britannique d’entrer en « Terre promise », la terre de leurs ancêtres.

Les Anglais ont reçu mandat de la Société des Nations d’administrer la Palestine. Ils veulent que le nombre de Juifs ne dépasse pas le tiers de la population de Palestine afin d’éviter une nouvelle explosion armée des Arabes comme en mai 1937. Dans ce but, les Britanniques vont strictement s’en tenir au nombre de certificats d’admission prévus par leur Livre Blanc de 1939. A la fin de la guerre, il en reste 11 000.[2] Ils vont permettre à quelques milliers de Juifs d’arriver légalement en Palestine mais sont épuisés à la fin de 1945.[3] Les Britanniques trouveront une autre destination pour de nouveaux clandestins. Ce sera l’île de Chypre.

La plupart des bateaux illégaux terminent leur périple à Haïfa en Palestine. Les survivants débarquent croyant enfin toucher au but. Quelques instants plus tard, ils se retrouvent entassés dans les soutes de navires de guerre anglais qui les emmènent à 300 kilomètres de là, à Chypre. Après des mois, des années passés dans des camps de concentration puis dans des camps de personnes déplacées, ils espéraient aller vers la liberté parmi les leurs. Ils vont se retrouver pour des mois et même des années dans des camps de détention, derrière une double rangée de barbelés de plus de quatre mètres de hauteur, entourés de miradors, gardés par des militaires britanniques armés.  Les camps de détention de Chypre ont été ouverts en août 1946.  52 000 Juifs y seront internés.[4]  Les conditions de vie dans ces camps sont très difficiles. Près de Famagouste cinq camps de tentes de l’armée peuvent recevoir 12 000 personnes. A vingt kilomètres de là dans les collines se trouvent d’autres camps composés de huttes en tôle ondulée, dites cabanes Nissen, pouvant abriter 14 000 internés.[5]

Ces camps sont vite saturés et les nouveaux arrivants sont entassés. Dans un même espace des familles et des personnes seules vivent dans la promiscuité. Il n’y a ni partition, ni électricité, ni meubles sauf des lits. La nourriture insuffisante est de mauvaise qualité.

 

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