Par Marc Bruzowski Photo Tsahal


Début septembre 2026, Tsahal a intégralement détruit le complexe du commandement central pour la Brigade Badr du Hezbollah, réduisant en poussière, à l’ide de 1100 tonnes d’explosifs, 5410 m d’un labyrinthe de tunnels, en éliminant la cinquantaine de terroristes du Hezbollah et leurs chefs qui n’avaient pas réussi à fuir ce piège mortel dans lequel il se sont eux-mêmes fourvoyés. Des officiers des Gardiens de la Révolution iranienne s’y trouvaient également. C’était la dernière ligne défensive protégeant l’accès direct au bastion d’Iqlim al-Touffah (« cœur militaire » de l’organisation terroriste.
Depuis 20 ans, grâce à l’argent iranien et une ingénierie nord-coréenne, le supplétif de l’Iran a préparé « La Conquête de la Galilée », une invasion du type « 7 Octobre » qui aurait dévasté le Nord d’Israël. Le complexe de tunnels renfermait des centres de commandement, des dépôts d’armes et des installations de missiles et de drones, que le Hezbollah pouvait déclencher contre les villes israéliennes, tout en mettant ses tueurs à l’abri des frappes aériennes.
On peut faire l’hypothèse raisonnable que le Nord d’Israël est soulagé d’une menace constante, depuis l’instant même du retrait décrété en mai 2000 par le Général sans vision Ehoud Barak. Ni l’Iran, ni les Etats-Unis, encore moins les pays du Golfe, jusqu’en Jordanie, n’ont cessé les affrontements réguliers, bien au contraire. L’appel au secours du dernier bastion chiite libanais à être tombé, s’appuyait sur l’empreinte encore fraîche des 30 missiles balistiques à fragmentation, que l’Iran avait tiré le 7 juin 2026, en représailles à une frappe israélienne sur le Bastion de Dahiyeh, la banlieue-sud chiite de Beyrouth.
Le Hezbollah « sous-marin » de seconde frappe, pour l’Iran nucléaire, espérait lui protéger ses installations atomiques et conserver un couteau sur la veine jugulaire d’Israël, en cas de danger imminent. En neutralisant l’un, on voit que l’utilité de l’autre s’amenuise et Israël, depuis la Guerre des 12 jours », en juin 2025.
Pétrole contre survie du programme nucléaire iranien ?
Téhéran, depuis juin dernier tient Israël à l’écart des combats contre les pays du Golfe et les Américains. L’Arabie Saoudite est, malgré les traités de papier avec la Turquie et le Pakistan, la proie la plus facile pour l’Iran prédateur : il n’a pas besoin de « sauver le Hezbollah » au Liban : Cette matrice de la propagation de la « Révolution Islamique » a accouché des milices irakiennes et des Houtis.
– Les premiers visent les gazoducs et raffineries saoudiennes ;
– La cible actuelle des Houtis est la détention des deux rives du Détroit de Bab El Mandeb, fermant une voie de passage des navires internationaux. Avec le pilonnage des gazoducs saoudiens, L’Iran fait ainsi chanter le monde entier, consommateurs d’hydrocarbures, dont les tarifs ne cessent de jouer du yoyo.
Le Roitelet Salman comprend, mais un peu tard, que ses opérations de com ne sont d’aucun secours :
– la Turquie a besoin de l’Iran pour mâter les Kurdes.
– Le Pakistan a pour ainsi dire ouvert la voie nucléaire à l’Iran.
Il faut donc être, comme Mohamed Bin Salman, incompétent en géopolitique pour cracher sur les Accords d’Abraham et rejoindre deux amis très proches de la Mollachie. Pendant ce temps, Trump a les mains liées, au moins jusqu’au 3 novembre, date des Mid-Terms, permettant à Téhéran de capitaliser sur cette relative vacuité américaine, doublée de l’impuissance saoudienne. Netanyahou propose évidemment son recours, à la condition du rapprochement abrahamique, qui changerait le visage de la Région.
Les Pro-Turcs de Washington font capoter le changement de régime
Une partie de l’Administration Trump a torpillé l’alliance américano-israélienne, qu’on voyait si bien partie, le 28 février 2026. Le Vice-Président Vance, et l’éminence Tom J. Barrack, envoyé spécial en Turquie et Syrie, qui n’ont aucune empathie ni compréhension de la position d’Israël dans la région, favorisent, au contraire, l’expansion des intérêts turcs et câlinant l’ancien Djihadiste Ahmed Al Sharaa (Al-Jolani). Quand le Mossad israélien de David Barnea a parlé d’armer les Kurdes iraniens réfugiés au Kurdistan d’Irak, Erdogan s’y est opposé. En réalité, la « question kurde » ne se résout que par la mise sous pression constante de toutes ses forces, par un rouleau-compresseur turco-irano-syrien, toujours à l’œuvre, et maintenant grâce au verrouillage des « Jeunes Turc » de l’Administration américaine. suite sur le ww.israelmagazine.co.il Voir moins