News du 21-12-25

Le conflit israélo-palestinien et les tensions avec des acteurs régionaux comme l’Iran ou le Hezbollah restent au cœur de la dynamique sécuritaire et diplomatique. L’approche israélienne combine pressions militaires, alliances stratégiques et tentatives de consolidation politique interne, tandis que la communauté internationale joue un rôle fluctuant entre soutien hypocrite, critiques et médiation.
Israël : situation politique, militaire et diplomatique

Front nord : le Hezbollah, une organisation terroriste sous pression

Au Liban, les discussions autour de l’application de la résolution 1701 de l’ONU ont repris une place centrale. Les autorités libanaises affirment vouloir reprendre le contrôle du sud du pays, au-delà du Litani. Dans les faits, il s’agit de réduire la présence armée de l’organisation terroriste Hezbollah, milice chiite pro-iranienne lourdement armée, responsable de milliers de tirs contre des civils israéliens depuis le 7 octobre. Le Liban ne serait pas proche d’achever le désarmement des terroristes du Hezbollah au sud du Litani, une condition importante du cessez-le-feu conclu en novembre 2024 avec Israël. Les forces gouvernementales libanaises reprennent un peu le contrôle, mais les tensions restent fortes avec des accusations de violations de part et d’autre.
Israël continue de considérer que le Hezbollah est une organisation terroriste intégrale, sans distinction artificielle entre branches politique et militaire ; toute présence armée du Hezbollah au sud du Litani constitue une violation directe des engagements internationaux du Liban ; l’État d’Israël se réserve le droit d’agir militairement si la menace se reconstitue.
Ce dossier figure parmi les priorités sécuritaires absolues qui seront abordées avec Washington.
Gaza : pression militaire et bataille diplomatique
Dans la bande de Gaza, Tsahal poursuit ses opérations ciblées contre les cellules terroristes du Hamas et du Jihad islamique, les infrastructures militaires dissimulées dans des zones civiles, les réseaux logistiques encore actifs. Israël insiste sur un point central dans ses échanges diplomatiques : La responsabilité du Hamas dans l’utilisation systématique de la population civile comme bouclier humain. Sur le plan international, Jérusalem fait face à : une pression croissante de certaines capitales européennes, des accusations récurrentes relayées par des ONG politisées, des tentatives de judiciarisation du conflit. C’est précisément sur ce terrain que le soutien américain est stratégique.

L’Iran : le dossier central de la rencontre Netanyahou–Trump

La prochaine réunion entre Benyamin Netanyahou et Donald Trump, annoncée aux États-Unis, devrait être largement dominée par la question iranienne. Les positions israéliennes sont constantes : l’Iran est au cœur de l’axe du terrorisme régional (Hezbollah, Hamas, milices chiites en Syrie et en Irak, Houthis), le programme nucléaire iranien demeure une menace existentielle, toute levée de sanctions sans démantèlement réel est perçue comme une erreur stratégique majeure.
Donald Trump, durant son mandat, avait quitté l’accord nucléaire (JCPOA), rétabli des sanctions sévères contre Téhéran, autorisé une politique de dissuasion active. Israël espère un retour à une ligne américaine plus ferme, incluant : un soutien explicite au droit d’Israël à l’autodéfense, une coordination militaire renforcée, une pression économique maximale sur l’Iran. Par ailleurs l’Iran a exécuté un homme accusé d’espionnage pour le Mossad, dans une série de mesures répressives contre les réseaux supposés pro-israéliens après les affrontements de juin 2025

États-Unis – Israël : recomposition stratégique

Au-delà des dossiers militaires, la rencontre devrait également porter sur la coopération technologique et militaire (défense antimissile, renseignement), la scène internationale (ONU, CPI, pressions juridiques), les équilibres régionaux post-Abraham Accords.
Pour Netanyahou, l’enjeu est de repositionner Israël comme pilier central de la stratégie américaine au Moyen-Orient, face à l’Iran et à l’instabilité régionale. Cette séquence diplomatique intervient dans un contexte où Israël assume une ligne de fermeté sécuritaire, malgré l’isolement médiatique croissant ; a guerre n’est plus seulement militaire, mais narrative, juridique et diplomatique ; l’alliance avec les États-Unis restant le verrou stratégique fondamental malgré les allégations de la gauche parlant de désaccord entre les deux pays. La rencontre Netanyahou–Trump pourrait marquer un tournant politique majeur, non seulement pour Israël, mais pour l’ensemble de l’axe régional confronté à l’expansion iranienne.
Politique intérieure et perspectives électorales
Rôle ‘clé’ de la formation arabe RA’AM
Mansour Abbas, leader du parti arabe Ra’am, pourrait jouer un rôle décisif dans les élections législatives de 2026. Son influence tient à la configuration fragmentée de la Knesset, faisant de ses sièges un pivot potentiel entre coalition gouvernementale et opposition. On sait que son parti est une émanation des Frères musulmans, donc du Hamas interdits dans nombre de pays dans le monde. Par ailleurs Netanyahou et le Likoud caracolent en tête des sondages électoraux.