(Crédit Photo : Dover Tsahal)
Un responsable israélien : « Les chances d’un accord ne dépassent pas 50% »
Attendre la réponse du Hamas, mais rester prudent
Un conseiller du cabinet de guerre qui a demandé à rester anonyme, a déclaré que le cabinet dirigé par le Premier ministre Benjamin Netanyahou attend désormais la réponse du Hamas à la proposition formulée lors du sommet de Paris, une proposition qu’il a défini comme un accord de principe et non comme une proposition aboutie de libération d’otages. « Tout le monde attend de voir quelle sera la réponse du Hamas ».
Il a ajoute que le cabinet réstreint devrait entamer des négociations basées sur les mêmes principes établis durant la proposition formulée lors du sommet de cette semaine à Paris, dirigé par le chef de la CIA William Burns, aux côtés du chef du Mossad Doudi Barnea, du chef du Shin Bet Ronen Bar, du Premier ministre du Qatar Muhammad al-Thani et du chef des renseignements égyptiens Abbas Kamel. Le cabinet de guerre, il faut le noter, s’est réuni hier soir. Un autre responsable israélien, qui a également gardé l’anonymat, a souligné qu’il fallait faire preuve de prudence lorsqu’il s’agissait d’informations faisant état d’un accord proche. Selon lui, compte tenu des nombreux défis qui se dressent, il n’est pas évident de savoir si celui-ci sera réellement réalisé.
« Je ne pense pas que les chances d’aboutir soient supérieures à 50/50 », a-t-il déclaré.
Israël sur le point de vaincre le Hamas à Khan Younès, plus de 10 000 terroristes éliminés
Le ministre de la Défense Yoav Gallant a déclaré qu’après les avancées supplémentaires de Tsahal à Khan Younès, 10 000 combattants du Hamas ont été tués et 10 000 sont blessés et hors de combat. Avec près de 2500 terroristes du Hamas arrêtés, le pourcentage des forces du Hamas hors service se situerait désormais entre 56 et 75 %, contre 48 à 64 % il y a environ 10 jours, en supposant que le nombre des forces du Hamas avant la guerre se situait entre 30 000 et 40 000 hommes. Tsahal a achevé le démantèlement des bataillons restants du Hamas à Khan Younès , y compris dans la partie ouest de la capitale du groupe terroriste au sud de Gaza, et il semble être en avance d’une semaine ou deux par rapport aux déclarations prudentes de Tsahal.
Il pourrait encore s’écouler quelques semaines avant que le processus ne soit terminé. L’armée israélienne elle-même n’a toujours pas annoncé un contrôle opérationnel total à Khan Younès comme elle l’a fait dans le nord de Gaza fin décembre et début janvier.
Gallant promet de vaincre le Hamas à Rafiah, au sud de Gaza
Le ministre de la Défense s’est également engagé à mettre en déroute le Hamas à Rafiah, où jusqu’à présent, l’armée a évité d’utiliser des troupes terrestres afin de ne pas s’aliéner l’Égypte.
Cependant, un nombre croissant de hauts responsables ont suggéré que les principaux dirigeants du Hamas et de nombreux otages pourraient avoir déménagé de Khan Younès à Rafiah.
Mise en garde contre le « piège » que constitue le Hezbollah, en cas daccord d’otages avec le Qatar-Hamas
Les chances de parvenir à un accord pavec le Hamas restent faibles et Israël se devra continuer à frapper le Hezbollah au Liban en cas de pause potentielle à Gaza
La probabilité de parvenir à un accord politique à la frontière nord qui pousserait le Hezbollah plus profondément au Liban (la ligne derrière le Litani) s’élève est faible. Israël continue de donner une chance au processus diplomatique et, malgré le scepticisme, espère des résultats positifs. L’envoyé spécial américain Amos Hochstein arrivera en Israël la semaine prochaine pour en discuter.
Comment rapatrier les habitants-réfugiés du Nord ?
Cependant, Israël s’inquiète d’un scénario dans lequel un accord d’otages avec le Hamas pourrait conduire à une pause dans les combats à Gaza, obligeant le Hezbollah à retenir ses tirs – comme ce fut le cas dans l’accord précédent. Dans un tel cas, Israël serait confronté à un problème difficile, car il ne serait pas en mesure de rapatrier les résidents déplacés dans leurs foyers sans que le Hezbollah ne se retire d’au moins 8 à 10 km de la frontière libanaise.
Pour cette raison, un haut responsable requérant l’anonoymat a déclaré qu’Israël devait poursuivre ses opérations contre le Hezbollah même en cas d’arrêt des hostilités. « Nous ne pouvons pas tomber dans ce piège et retenir nos coups de feu, même si le Hezbollah le fait », a-t-il déclaré. « Les habitants n’accepteront pas de rentrer chez eux, à moins que le Hezbollah ne se retire de manière significative de la frontière ».
La France, cet éternel « en même temps » (faux-jeton) ?
La France participe également aux discussions, mais n’est pas impliquée dans les négociations directes. L’armée libanaise et la FINUL jouent un rôle important dans tout accord futur conclu avec le Hezbollah, mais ni l’une ni l’autre n’est fiable. Le ministre de la Défense, Yoav Gallant, a déclaré à une délégation d’ambassadeurs de l’ONU, en visite en Israël avec l’ambassadeur d’Israël auprès de l’ONU, Gilad Erdan, que le temps restant avant qu’Israël n’agisse à la frontière nord est « de plus en plus court ». Gallant a souligné qu’Israël préférait régler les problèmes diplomatiquement, mais qu’il préparait également en même temps l’option militaire.
Le chef d’état-major de Tsahal, le lieutenant-général Herzi Halevi, a visité jeudi la frontière nord et s’est entretenu avec les soldats et les commandants qui protègent la frontière nord depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre.
Le Plan israélien pour l’axe Philadelphie
Des aides technologiques en surface, une clôture financée par les Arabes en dessous
Israël continue d’examiner des alternatives au stationnement des forces de sécurité israéliennes sur l’axe Philadelphie, ce à quoi l’Égypte est totalement opposée. On apprend désormais que cette semaine, lors de la visite du chef du Shin Bet, Ronan Bar, et du chef d’Aman, Aharon Haliva, au quartier général des renseignements égyptiens au Caire, une nouvelle proposition israélienne a été discutée.
La proposition alternative consiste à placer des « aides technologiques » au-dessus de l’axe Philadelphie du côté israélien (NDLR : comme celles qui ont largement démontré leurs limites au nord de la Bande de Gaza ?) , qui détecteront la présence de Palestiniens, les tentatives de s’approcher de l’axe dans le but de s’infiltrer vers le Sinaï ou de faire entrer clandestinement des armes et du matériel militaire à Gaza. par des tunnels souterrains.
Qui ignore que le bakchich est une pratique courante en Égypte ?
750 policiers égyptiens interviendront du côté égyptien de l’axe Philadelphie. Dans le même temps, Israël mène des négociations avec l’une des principautés du Golfe, essayant de la convaincre de financer la construction d’une clôture souterraine qui conduirait à une séparation complète entre Gaza et le Sinaï, afin de contrecarrer les passages.
La suite de l’article se trouve dans le prochain numéro d’Israël Magazine
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