Par Geneviève Wittmann

Habituée à déceler la silhouette du Havre depuis Honfleur ou Deauville, ponctuée d’énormes silos, du trafic continu des méthaniers et autres porte-containers, j’avoue cependant avoir été surprise en arrivant au cœur de la ville portuaire. Fondée par François 1er en 1517, au cœur de son architecture contemporaine, subsiste comme une âme très ancienne.

Une cité bâtie sur les ruines

Vastes esplanades paisibles, terrasses de café animées, commerces traditionnels, architecture classique et fonctionnelle ; et puis la mer, une plage de galets bordée de villas bourgeoises, des collines environnantes verdoyantes, plantées de pavillons de banlieue. Du Havre d’avant-guerre, il ne reste quasiment rien. Les 10000 tonnes de bombes lâchées par la Royal Air Force les 5 et 6 septembre 1944 ont laissé un immense champ de ruines, 150 hectares rasés, un port dévasté et près de 2000 morts… On perçoit bien cela en arrivant Quai George V. La ville actuelle semble comme posée sur cette vaste prairie. Le quadrillage des rues bordées d’immeubles blancs, les bassins ; ce petit monde homogène des années 50 a été créé de toutes pièces et reste quasi intact. La ville n’a que 70 ans. Quelques monuments à l’architecture plus audacieuse et le tramway flambant neuf, participent au sentiment de pénétrer dans une cité récente sortie de nulle part et posée toutefois sur les gravas de plusieurs siècles d’Histoire.

L’urbanisme si particulier du Havre est signé du grand architecte Auguste Perret, injustement décrié par les disciples de Le Corbusier à l’époque. Le Havre est cependant l’une des très rares villes contemporaines aujourd’hui inscrite au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Auguste Perret a privilégié des tracés rectilignes, des habitations confortables, fonctionnelles et lumineuses. L’un des monuments emblématiques de la ville est l’église Saint Joseph, un chef-d’œuvre d’architecture en béton, ponctuée de vitraux aux couleurs très denses dessinés par Marguerite Huré. Le clocher culmine à 107 mètres. C’est un repère pour les marins au large, d’où son surnom, Le Phare.

Un incendie bizarre !

La synagogue du Havre et son art de vivre s’inscrivent totalement dans ce centre-ville si caractéristique. La synagogue bâtie fin XVIIIe rue de Bretagne, a disparu sous les bombes.

La suite de l’article se trouve dans le prochain numéro d’Israël Magazine

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