Israël ne se recueille plus à l’unisson
Crédit photo : Municipalité de Tel Aviv. Environ 2 000 fidèles assistent à la prière de la Neilah de Yom Kippour sur la place Dizengoff, à Tel Aviv, en Israël, le 5 octobre 2022, avec les encouragements de la mairie.
Dans la tradition juive, le nouvel an est suivi par une période de recueillement et de réflexion qui conduit à la plus solennelle des célébrations, celle du Yom Kippour, le jour du grand pardon.
C’est toujours le cas aujourd’hui dans les communautés juives du monde entier. Cela ne l’est plus, hélas, dans l’État juif. Sur la Terre d’Israël, où vivent plus de la moitié des Juifs du monde, c’est en vain qu’on aurait cherché cette ambiance d’antan, ce sentiment de communion profonde. Il y a à cela des causes multiples.
Les ennemis multiplient les provocations en attente d’un conflit
Israël est en état d’alerte. Ainsi, compte tenu des menaces bien réelles d’attentats, il devait y avoir un homme armé dans chaque synagogue lors des prières de Kippour. Le risque d’escalade aux frontières est plus présent que jamais.
Au nord, le Hezbollah multiplie les provocations ; le Hamas de Gaza n’est pas en reste et, jour après jour, il y a des incidents plus ou moins graves à la frontière. Des centaines de milliers d’Israéliens sont ainsi pris en otage, ne sachant si on va vers un apaisement ou un nouvel affrontement.
La confusion avec une guerre de territoires
En Judée Samarie, l’armée opère incursion après incursion pour dominer une situation quasi insurrectionnelle alimentée par le flot d’argent, d’armes et de munitions venu de l’Iran, à travers ses réseaux de contrebande. Selon Le Figaro qui a publié une enquête approfondie sur la situation le 24 septembre : « Entre les enclaves palestiniennes et les « territoires occupés par l’armée et les colons israéliens » (sic), les violences quotidiennes réciproques empêchent toutes réconciliation ou solution politique. » Le reporter cite un militant du Djihad islamique qui déclare : « Nous sommes des Moudjahidins. Nous nous battons pour toute la Palestine, pour tout Jérusalem, Haïfa, Nazareth. »
Le succès de la visite du premier ministre Benjamin Netanyahou aux États-Unis n’a pas réussi à détendre un peu l’atmosphère, car dans le contexte actuel, on ne voit pas comment des concessions éventuelles à l’Autorité palestinienne, que demanderait l’Arabie saoudite pour prix de la normalisation, calmerait le jeu, d’autant que la coalition actuelle aurait du mal à les accepter.
La guerre des clans criminels inter-arabe
Ajoutons l’impuissance de la police à assurer l’ordre public dans la sphère arabe. Les médias occidentaux se plaisent à rapporter que 237 arabes palestiniens ont été tués lors d’affrontements avec Israël depuis le début de l’année. Ce chiffre comprend les terroristes de Gaza. Mais il existe un autre chiffre, plus effrayant encore ; celui de près de 190 israéliens arabes – hommes, femmes et enfants – morts lors de règlements de compte et de vendettas à l’intérieur de la société arabe en Israël.
Déchirements auto-entretenus
Pour faire face, Israël aurait besoin d’unité. Seulement, voilà des mois que les citoyens israéliens se déchirent. À les écouter, ils veulent tous la même chose et se réclament des mêmes idéaux démocratiques. Malheureusement, comme dans la mythique tour de Babel, ils ne se comprennent pas. Pire, ils ne cherchent pas à se comprendre et se battent à coups de slogans. Trop nombreux sont les dirigeants qui jettent de l’huile sur le feu. D’où ce spectacle navrant de Juifs en venant aux mains le jour de Kippour.
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A propos de certaines proclamations de certains dirigeants ou de certaine décision de justice d’une magistrate de Tel Aviv, on pourrait rappeler l’annonce municipale n°36 d’août 1936 du maire de Tel Aviv, un certain Meïr Dizengoff (parti des Sionistes généraux).
Il s’y insurge contre la profanation « publique » (befaressia) du shabbat, entre autres par des transports publiques ou privés, interdits ce jour-là et il termine par:
» Rappelez-vous que le shabbat est la preuve de la, solidarité nationale au cours des générations et toute personne qui lui porte atteinte, porte atteinte à l’unité nationale.
J’espère que le public adulte et cultivé de notre ville comprendra et accédera à cette demande et ne mènera pas à des conflits fratricides… »
A l’époque, Tel Aviv était une ville juive et pas encore… israélienne.