
Le colon vous dis-je !
Michèle Mazel
(crédit : captures d’écran Twitter)
On le sait, pour la plupart des médias, si un incident oppose un « colon » à un « arabe palestinien » en « Cisjordanie occupée » la cause est entendue : il n’y a pas à chercher plus loin, c’est la faute du « colon. »
La légitime défense reçoit un indice massif sur le crâne
C’est ce qui s’est passé la semaine dernière lorsque le Département d’Etat américain s’est empressé de présenter ses condoléances à la famille de Qusai Jamal Ma’atan, 19 ans, un habitant de Burka, tué, vous l’avez deviné, par un « colon ».
Burka est un petit village situé en Samarie dans la circonscription de Naplouse, ville située sur le site de la Sichem biblique, et aujourd’hui sous le contrôle de l’Autorité palestinienne. On ne connait pas la version du « colon » (résident d’un village juif), Yehiel Indore, car il est toujours dans le coma, l’habitant en question lui ayant lancé un énorme pavé sur le crâne.

Pas de trace audio-visuelle ni de corps du délit ou crime
La question de savoir si Indore a tiré avant ou après avoir été touché n’est toujours pas résolue, chaque partie présentant sa version. Pour les uns, le « colon » grièvement atteint, a quand même pu faire usage de son arme, pour les autres, Ma’atan, bien que mortellement touché, a trouvé la force de lancer l’énorme pavé.
Deux hypothèses qui interpellent les experts. Il n’y a pas eu d’autopsie et la balle mortelle n’a pas été retrouvée ou plus exactement n’a pas été remise aux enquêteurs. Impossible donc d’évaluer la distance qui séparait les deux hommes. Pour une fois, aucun des participants ou des témoins de l’incident n’a pris la peine de documenter les faits à l’aide de son smartphone.
Tragédie de la coexistence exacerbée
Les enquêteurs sont donc confrontés à deux versions contradictoires. Côté « colons » (résident d’un village juif) on soutient que, le vendredi 4 aout en fin de journée, Yehiel Indore et un autre berger ont conduit leur troupeau de brebis vers un terrain situé non loin de Burka.
Sans aucune provocation de leur part, des villageois sont arrivés en vociférant et ont commencé à leur lancer des pierres. Indore et son compagnon, qui ont appelé d’autres villageois juifs en renfort. C’est alors qu’aurait eu lieu la confrontation entre Indore et Ma’atan. Pour les Palestiniens, des « colons », Juifs armés et encagoulés, ont attaqué les paisibles habitants du village. Ce qui est établi, c’est que l’armée, arrivant plus de deux heures après le début de la confrontation, a arrêté un nombre équivalent de belligérants des deux côtés, tandis que Yehiel Indore était transporté à l’hôpital. Les citoyens israéliens ont été présentés devant des tribunaux civils en Israël et les ¨Palestiniens devant une cour militaire. Curieusement, les uns et les autres ont été remis en liberté avec assignation à résidence en attente de procès.
La coprésence seule coupable, selon les experts internationaux
Que faut-il retenir de cette histoire ? Qu’il s’agit simplement d’un nouvel épisode dans la guerre larvée qui oppose Juifs de Judée-Samarie et Palestiniens dans ces « territoires disputés » ? Que la véracité des uns et des autres est sujette à caution ? Peu importe en fait. Les « colons » (Juifs de Judée-Samarie), vous dira-t-on, n’avaient pas à être là et sont donc seuls responsables.
La suite de l’article se trouve dans le prochain numéro d’Israël Magazine
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On peut quand même se demander pourquoi le Parquet a systématiquement fait appel de la mise en liberté dudit « colon ». qui,
Ce dernier a, par ailleurs et sans aucune preuve, été déclaré coupable par la presque totalité des médias israéliens, bien sûr opposés aux résidants de Judée-Samarie.