Quatre soldats israéliens – trois jeunes femmes et un homme âgés de vingt ans – ont été tués et 15 autres blessés dimanche 8 janvier lorsqu’un camion a percuté volontairement un groupe de militaires à Jérusalem. Selon un médecin sur place, le chauffeur du camion a été neutralisé. Son identité n’a pas été dévoilée par la police israélienne mais, selon des responsables de la sécurité palestinienne, il s’agirait d’un Palestinien habitant le quartier de Jabal Moukaber à Jérusalem Est, proche des lieux. Benjamin Netanyahou a affirmé que l’auteur de l’attaque était un sympathisant de Daech, et a placé l’attentat dans un contexte international et non pas dans celui du conflit israélo-palestinien. Les soldats descendaient d’un bus pour se rendre sur un lieu de promenade offrant une belle vue sur la Vieille ville de Jérusalem. Le conducteur du camion a alors « foncé avec son véhicule sur eux ». Le camion de transport de marchandises a ensuite terminé sa course sur l’herbe, à proximité du bus. Des impacts de balles étaient visibles sur son pare-brise.

Un « odieux attentat »

Le président de la République François Hollande a dimanche après-midi condamné « l’odieux attentat ». « La France rappelle son attachement à la sécurité d’Israël et poursuivra sans relâche sa lutte contre le terrorisme », selon un communiqué de l’Élysée. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a également condamné « avec la plus grande fermeté cette attaque ignoble ». « Dans ce moment douloureux, la France est, comme toujours, solidaire d’Israël », a-t-il ajouté. Une série d’attaques au couteau, à l’arme à feu ou à la voiture-bélier, a commencé à l’automne 2015 en Judée Samarie, à Jérusalem et en Israël. Elle s’est poursuivie avec une intensité moindre ces derniers mois. Avant dimanche, cette vague de violences a coûté la vie à 36 Israéliens, deux Américains, un Jordanien, un Érythréen et un Soudanais depuis le 1er octobre 2015. La plupart des Palestiniens tués sont les auteurs d’attaques terroristes anti-israéliennes.