Un plan de paix, trois scrutins et des Menaces

Depuis presque un an, les citoyens ont dû se rendre trois fois aux urnes en raison d’une impasse institutionnelle sans précédent dans l’histoire du pays, due en grande partie aux déficiences structurelles de son système électoral vieux de 72 ans. Ils ont aussi dû endurer la spirale quotidienne et quasi-délirante d’un double « blitz » médiatique et judiciaire, mené par certaines élites du pays et la ribambelle de journalistes à leur solde pour tenter de mettre un terme au règne de Binyamin Netanyahou. Le tout, alors que la situation sécuritaire et régionale est devenue tendue, voire explosive face à l’agressivité iranienne…

Phénomène récurrent et presque mythique de la scène politique israélienne depuis plusieurs décennies, surtout dans les périodes de crise et de blocage : avec la montée en flèche du Parti Bleu et Blanc, on a à nouveau assisté voilà un an à la percée-météorite d’une nouvelle formation dite « centriste » – mais soutenue par une bonne partie de l’électorat de gauche – créée par trois ex-chefs d’état-major de Tsahal qui, avec leurs galons de l’institution la plus prestigieuse auprès de l’opinion publique, se sont présentés comme les « sauveurs » du pays (MM. Gantz, Yaalon et Ashkénazi).

Et ce, en s’alliant pour l’occasion à l’ancienne vedette des plateaux de télé, Yaïr Lapid. Or, si c ce nouveau parti a réussi une percée telle qu’il a fait par deux fois partie égale avec le Likoud et qu’il semble même en train de le surpasser dans les derniers sondages en vue du scrutin No 3 du 2 mars prochain, c’est bien parce que la seule plate-forme de cette formation, c’est d’être un regroupement « anti-Bibi » et rien d’autre. Ce qui le voue par définition à une disparition à moyen-terme…

Le bourrage de crâne sur la fin de règne de Netanyahou

Encouragé par les déclarations personnelles anti-Netanyahou des leaders du Parti Bleu et Blanc, du Parti travailliste et de Meretz – sans parler des propos à la limite de la décence voire de la légalité – prononcés devant micros et caméras par les chefs des formations arabes traitant Netanyahou de « délinquant », « criminel mafieux », un phénomène a pris depuis un an une ampleur inconsidérée ! C’est en effet un véritable « bourrage de crâne » auquel on assiste dans ce pays. Des « voix autorisées », « experts politologues ou juridiques », mais aussi anciens ministres de gauche et du centre – sans parler d’une brochette de commentateurs ou éditorialistes militants – s’engagent de plain-pied pour défendre leurs « idées » en serinant qu’en raison de sa triple inculpation devant la Justice, Bibi est enfin entré – après ses 14 années au pouvoir – vers la fin de son règne. Pas étonnant donc qu’à force de l’entendre, une frange de l’électorat centriste de Netanyahou se soit persuadée qu’il y a désormais de « bonnes raisons » pour qu’il parte…

Par RICHARD DARMON

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