Selon les sismologues, la ligne de faille située sous Israël causera un tremblement  de terre dans un avenir proche. En effet, elle  fonctionne sur un cycle de 100 ans, et le dernier tremblement de terre majeur a eu lieu il y a 90 ans. Israël a donc  organisé un exercice national pour tester son état de préparation dans le cas d’un séisme de grande ampleur, qui endommagerait certaines infrastructures, villes et villages du pays. Le commandement de la Défense passive, la police israélienne, les sapeurs-pompiers, les ambulanciers de Magen David Adom et l’Autorité de réponse nationale aux urgences, de nombreuses institutions gouvernementales et 164 conseils locaux à travers le pays ont pris part à cet exercice.

L’exercice, qui simulera un tremblement de terre de magnitude 7,1, a démarré dimanche à 11h30, et s’est poursuivi jusqu’à mercredi. C’est un exercice de large portée, qui testera la capacité de l’armée à faire appel aux réservistes et aux soldats conscrits dans le chaos qui suit un séisme, comme le niveau de préparation des écoles à protéger leurs élèves, selon un responsable de l’armée, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat.

La mission de la Défense passive est de  préparer les civils pour la guerre, mais aussi de se préparer à réagir en cas de désastres en tous genres. « Qu’il s’agisse d’une maison qui s’effondre, d’une roquette ou d’un tremblement de terre, c’est la Défense passive qui donne les ordres. »

Durant l’exercice, l’armée a diffusé des communiqués via la presse, radio,  télévision, sites internet et  à travers l’application du Commandement de la Défense passive. Les sirènes d’urgence du pays n’ont pas été activées.