la replique

Une réplique de la couronne impériale russe de Catherine II sertie de 11.352 diamants trône en vedette à la bourse israélienne du diamant de Ramat Gan, là où des centaines de diamantaires venus d’une trentaine de pays négocient l’achat de pierres précieuses.  La couronne est composée de perles et d’un total de 1.928 carats de diamants.   « La couronne est en vente pour la modique somme de 20 millions de dollars, mais nous sommes prêts à discuter », affirme en souriant Dimitri Mosieev du groupe diamantaire russe Kristall propriétaire du trésor. Selon lui, des « contacts avec des acheteurs ont été noués et nous avons bon espoir ».  Les clients potentiels ne manquent pas si l’on en juge par l’effervescence qui règne dans la grande salle toute proche où des centaines de vendeurs et d’acheteurs discutent, examinant de près des pierres.   Certains diamants présentés sont taillés de telle façon qu’ils peuvent être utilisés par des joailliers pour créer au gré de leur imagination des bracelets, des bagues, des boucles d’oreilles ou des décorations de montres de luxe.

La bourse de Ramat Gan est présente sur le front commercial. Un nouveau « centre d’adjudications internationales » a été inauguré mardi au sommet d’une des tours.   « Les diamantaires israéliens n’auront plus à se déplacer dans le monde pour acheter des diamants bruts. Ils pourront s’approvisionner sur place », souligne le président de la bourse.   Ces nouvelles transactions se font sous très haute surveillance dans une sorte de caisson qui rassemble huit petits bureaux voisins les uns des autres et donnant sur une allée centrale. Les vendeurs font passer les lots de pierres à travers une petite ouverture afin que les acheteurs puissent les examiner.