la Porte de Damas

Par le Capes

Lenny Ben David et Nathaniel Belmont

Pour marquer l’anniversaire de la guerre des Six Jours, certains organes de presse ont préféré souligner « la souffrance des Palestiniens » lors de cette guerre éclair, et « l’atroce occupation israélienne qui dure depuis plus de cinquante ans ». Rien n’a été dit sur les causes de la guerre, ni sur l’étau serré des armées arabes. Rien sur la détermination haineuse d’assiéger et d’anéantir le minuscule et fragile Etat juif. Rien non plus du contexte international, au moment où Israël voyait la mort en face, isolé et lâché par le monde entier, et notamment par la France et même par les Etats-Unis.

Durant plusieurs semaines des articles condamnant sévèrement Israël furent publiés, notamment par Reuters et le New-Yorker, sur « l’histoire d’un quartier qui a été rayé de la carte de Jérusalem. » Le Monde écrit le 30 juin 2017 : « la guerre des Six-Jours n’a pas encore livré ses secrets. Lorsque, en juin 1967, les troupes israéliennes s’emparent de Jérusalem-Est et de la Vieille Ville, une euphorie et une atmosphère mystique règnent dans les rangs. Or, il se passe un drame au cours du week-end des 10 et 11 juin, ignoré d’un point de vue historiographique : un quartier entier de la Vieille ville est livré aux bulldozers, ses habitants sont expulsés. Il s’agit de centaines de Maghrébins, des pèlerins installés au fil des siècles malgré le dénuement des lieux ». Le Monde publie une interview d’un historien, et publie une photo montrant plusieurs chars… Or, chaque enfant résidant à Jérusalem sait qu’aucun char ne peut pénétrer dans les ruelles étroites de ce quartier… et que ce sont bien les paras et l’infanterie qui ont envahi, à pied, l’Est de la ville, ripostant ainsi aux tirs nourris de la Légion jordanienne. Le roi Hussein avait rejeté la requête israélienne transmise par l’observateur de l’ONU, lui demandant de ne pas intervenir dans la guerre qui fut déclenchée par l’Egypte et la Syrie. Pire encore, certains journaux ont publié la célèbre photo des paras devant le Kotel précisant que « la vision mystique du sionisme ignore et écarte complètement la présence des Palestiniens dans le pays.» Pour certains commentateurs, « la démolition du quartier est une violation flagrante de la Quatrième Convention de Genève de 1949 et elle est définie, selon eux, comme « crime de guerre. » Bien entendu, la vérité historique est bien différente que celle décrite par ces organes de presse. Rappelons donc les faits :

En 1887, le célèbre baron Edmond de Rothschild offre au pacha ottoman la somme de 74 000 frs pour l’achat du terrain qui jouxte le Mur des Lamentations. Rappelons qu’à l’époque l’accès au Kotel était très difficile et dangereux, en raison justement de ces bidonvilles installés pêle-mêle, sans aucune hygiène ni eau courante, où vivait une population misérable, écartée de toute aide de la part des autorités locales. Tandis que l’esplanade du Mont du Temple (des Mosquées) s’étendait sur plus de 144 000 mètres carrés, « l’espace juif » pour les nombreux fidèles se limitait à 120 mètres carrés seulement. Malgré l’acceptation de l’offre du baron Rothschild par les Turcs, le Mufti rejette la proposition généreuse. Dans les années 1960, les autorités jordaniennes avaient décidé selon les directives du Premier ministre, Wasfi al Tal, de démolir tous les bidonvilles de la ville et de transférer leurs habitants dans des camps de réfugiés. En 1965, deux ans avant la guerre, 1000 palestiniens sont transférés, notamment par la force, vers le camp de réfugiés de Shoafat, au nord de Jérusalem.

Suite à la guerre de 1948-49, les autorités jordaniennes ont détruit toute présence juive de la Vieille ville, expulsé tous les Juifs, profané des cimetières et détruit 58 synagogues sans verser un seul dédommagement, ni indemnité à ce jour.  Au lendemain de la guerre,  Israël découvre qu’il ne restait que 650 habitants arabes entassés dans des conditions déplorables dans le quartier des Maghrébins. Leurs baraques devaient être démolies par les autorités jordaniennes. Le maire de Jérusalem Teddy Kollek, accompagné de Ben Gourion, visite les lieux. Devant les décombres, ils décident d’évacuer les habitants leur proposant des indemnités pour pouvoir trouver un logement. Aucune municipalité dans un pays moderne et démocratique n’aurait accepté de laisser vivre des pauvres gens venus du Maghreb, arrivés à Jérusalem comme pèlerins, démunis de tout, pour pouvoir prier dans ces conditions à la mosquée al Aqsa.  L’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Yossef Tekoah, informe le Secrétaire général de la décision gouvernementale. Cette décision était légitime et inévitable sur le plan humanitaire et sécuritaire. Rappelons qu’au lendemain de la guerre, des dizaines de milliers d’Israéliens et des Juifs du monde entier étaient venus à Jérusalem pour prier pour la première fois devant le Kotel, le lieu le plus saint du judaïsme qui fut jusqu’à lors interdit d’accès. Il était donc impossible de les accueillir sur le plan sécuritaire et religieux surtout au moment de Shavouot. La démolition de ces bidonvilles a été faite par des bulldozers d’une société civile municipale en prenant toutes les précautions. L’évacuation du chantier s’est faite sans incidents majeurs. Aucun char ni soldat n’a participé à ce délogement légal. Sur cette esplanade, il ne reste que le pont des Maghrébins, qui relie jusqu’à ce jour, le Kotel au Mont du Temple. Tous ces articles sont sans fondement et ces allégations tombent au moment où les Palestiniens lancent une campagne de délégitimation et de désinformation.