La Fondation Harari pour les étudiants israéliens-éthiopiens de l’Université de Tel-Aviv les aide à forger un avenir meilleur

 

Ethiopiens

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Wudnesh Wolde Giorgis. (Crédit : Rafael Ben-Menashe/Université de Tel-Aviv) Cet article est tiré d’une interview réalisée par Julie Steigerwald 

Le fonds de bourses mis en place par André et Thérèse Harari, en association avec  l’Association française de l’Université de Tel-Aviv offre chaque année une prise en charge complète de 20 étudiants de l’Université d’origine éthiopienne. Voici le témoignage de Wudnesh Wolde Giorgis, d’une famille de 9 frères et sœurs, arrivée en Israël à l’âge de 5 ans, qui vient de finir sa licence en sciences infirmières à l’Ecole des professions de la santé de l’Université de Tel-Aviv, animée par la passion d’aider les autres et en particulier les personnes dans le besoin.

Giorgis, 26 ans, est née en Éthiopie et a fait son alyah en Israël avec sa famille à l’âge de cinq ans dans la ville de Rishon Lezion, où elle a reçu une éducation typiquement israélienne, passant par le système d’éducation publique avant de faire son service militaire. Parmi ses neuf frères et sœurs, elle est la première de sa famille à poursuivre des études supérieures.

« J’ai choisi d’étudier les sciences infirmières afin de pouvoir aider les personnes en difficulté », dit-elle. « C’est un privilège pour moi. J’ai grandi dans une famille où le don de soi et le souci des autres ont une grande importance. Cela fait partie de moi».

Un soutien important sur le plan personnel

Cependant, malgré leur soutien inconditionnel, ses parents n’ont pas les moyens de prendre en charge les frais d’une éducation supérieure, et pour se lancer dans des études universitaires, Giorgi a dû occuper divers emplois. « Mes parents sont mes plus grands « pom-pom girls ». Je leur suis profondément reconnaissante de leur soutien et je chéris tout ce qu’ils ont fait pour moi au fil des ans », dit-elle. « Mais, ils ont de nombreuses charges à la maison, et il ne reste pas beaucoup de moyens financiers à la fin du mois ».

Pour l’aider à atteindre ses objectifs académiques, Giorgis a reçu une bourse de la Fondation André et Thérèse Harari, qui offre chaque année une prise en charge complète de 20 étudiants de l’Université de Tel-Aviv d’origine éthiopienne. Le programme de bourses de la Fondation de la famille Harari a été mis en place au cours de l’année universitaire 2017-2018, en association avec la Fondation du judaïsme français et l’Association française de l’Université de Tel-Aviv.

« Ce soutien ne se limite pas seulement à la durée du temps passé à l’Université ; il est important sur le plan personnel et peut changer toute la vie de la personne qui le reçoit », dit Giorgis, qui a travaillé de nuit comme agent de sécurité tout au long de ses études. La bourse, dit-elle, lui permet de diminuer les heures de travail dont elle aurait eu besoin pour couvrir ses frais de subsistance en plus des frais de scolarité. « La bourse m’a permis de me concentrer sur mes études en toute tranquillité sans me soucier de l’aspect financier des choses ».

L’implication personnelle des donateurs

André Harari explique : « Lors de la création de notre fondation familiale en 2017, nous avons rapidement identifié les obstacles rencontrés par de nombreux étudiants israélo-éthiopiens pour poursuivre des études supérieures, et avons été troublés par les difficultés auxquelles ils se heurtent, dues notamment aux faibles revenus financiers de leurs familles ».

« Nous avons ressenti l’urgence de favoriser leur intégration sociale et leur accès et à l’enseignement supérieur, tout en leur offrant un soutien financier. Notre programme de bourses vise à accroître leur faible représentation au sein du corps étudiant en général et à leur permettre de poursuivre des voies d’excellence pour leur vie professionnelle future».

Giorgis raconte qu’elle a déjà reçu plusieurs bourses, mais que celle-ci se démarque par l’implication personnelle des donateurs.

« Les Hararis sont formidables et leur soutien va bien au-delà de l’aspect financier », dit-elle. « Ils nous rendent visite sur le campus chaque année. Ils veulent vraiment que leurs boursiers réussissent. J’apprécie beaucoup leur degré d’implication et l’intérêt qu’ils nous portent ».

En plus de sa bourse, Giorgis a reçu une allocation supplémentaire des Hararis au plus fort de la pandémie du Covid-19 pour l’aider à couvrir ses frais de subsistance lorsque le campus était complètement fermé et les cours donnés en ligne uniquement.

« Leur soutien a un impact sur toute la durée des études, depuis l’introduction du récipiendaire dans le milieu universitaire jusqu’à son établissement dans la vie professionnelle », dit-elle. « Il permet aux bénéficiaires de se forger une solide formation et une réussite professionnelle, afin de réaliser leurs plus grands rêves, de subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille, et même d’aider ceux qui les entourent ».

« Nous sommes vraiment heureux et fiers d’avoir accompagné Wudnesh tout au long des quatre années de sa licence en sciences infirmières », ajoute André Harari. « Nous avons suivi avec plaisirs ses progrès universitaires et sommes ravis de ses aspirations futures ».

Objectifs futurs: du doctorat à la philanthropie

Suite à l’obtention de son diplôme, Giorgis espère travailler dans des spécialisations exigeantes comme les soins intensifs ou les soins infirmiers en maternité.

« L’expérience la plus incroyable de mes études a de loin été d’assister à un accouchement dans une maternité pendant ma formation clinique à l’hôpital », se souvient-elle.

En plus de la pratique clinique, elle espère également pouvoir poursuivre ses études jusqu’au doctorat.

« C’est quelque chose que j’ai vraiment envie de faire parce que je crois que c’est à nous, étudiants en soins infirmiers, de faire avancer le domaine en approfondissant nos recherches et notre comprehension », dit-elle. « Des personnes comme les Hararis aident à rendre cela possible ».

L’impact de la contribution et de l’engagement personnel des Hararis auprès des étudiants qu’ils soutiennent a donné à Giorgis la motivation d’aider la société par d’autres moyens également : « J’espère un jour être du côté des donateurs de la philanthropie », conclut-elle.

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Wudnesh Wolde Giorgis. (Crédit : Rafael Ben-Menashe/Université de Tel-Aviv) Cet article est tiré d’une interview réalisée par Julie Steigerwald 

La suite de l’article se trouve dans le prochain numéro d’Israël Magazine

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