L’odieuse résolution de l’UNESCO et l’engagement de Trump pour le processus de paixUnesco

Curieusement, il existe un point commun entre Benjamin Nétanyahou et Mahmoud Abbas. Les deux leaders respectent le nouveau président américain. Ils acceptent à priori son arbitrage, son jugement et son engagement solennel pour le processus de paix.

Chacun, pour des raisons et objectifs différents, espère que Donald Trump jouera en sa faveur. Chaque partie estime aussi que le jour de vérité approche et qu’il faut, sans trop attendre, accepter un règlement équitable et réaliste.

Nous constatons aussi que le rôle du président américain a changé sur le fond et la forme. Cependant, contrairement à Barack Obama qui avait reçu Abbas avec enthousiasme et chaleureusement, et en prenant partie, l’accueil à Nétanyahou fut réservé avec froideur et méfiance.

Donald Trump a changé de paradigme et de style. Pragmatique et homme d’affaires chevronné, il ne pratique pas la langue de bois et dit au chef palestinien ses 4 vérités. Il exige avant tout le dialogue, de mettre un terme définitif à l’incitation à la haine dans les écoles, et surtout de cesser d’offrir un salaire pour récompenser les actes terroristes.

Rien n’est donc comme avant quand l’administration américaine conditionnait son soutien à Israël, exigeait le gel des implantations, critiquait toute construction à Jérusalem ou menaçait d’imposer son veto au Conseil de Sécurité.

La dernière rencontre d’Abbas à la Maison Blanche fut correcte mais glaciale contrairement à celle de Benjamin Netanyahou et son épouse. Les télévisions n’ont pas non plus diffusé intégralement les discours. Significatif aussi est l’absence d’une conférence de presse conjointe où les journalistes arabes auraient pu poser des questions pièges ou embarrassantes au président américain. Les médias internationaux se sont abstenus de diffuser un « festival palestinien » comme ce fut dans le passé. Plus encore, dans les rues de Gaza et même à Ramallah, les dirigeants, du Hamas comme ceux du Fatah, ont protesté contre la faiblesse du leadership de Mahmoud Abbas.

Ce dernier avait pourtant crié victoire après la résolution abjecte et odieuse de l’UNESCO, adoptée la veille, à la sauvette, le jour du 69ième anniversaire de l’Etat Juif. Il avait aussi cru piéger les pays européens pour qu’ils votent cette résolution. Sa déception est doublement profonde. A l’exception de la Suède franchement hostile, les pays de l’Union européenne se sont abstenus honteusement, comme la France, ou ont voté courageusement comme l’Allemagne, l’Italie, la Grande Bretagne et la Grèce.

Certains pensent sincèrement, comme les Etats-Unis, qu’il est temps d’arrêter toute subvention et soutien financier tant que l’UNESCO poursuit sa conduite indigne et bafoue sa vocation.

Nous suivons dernièrement un phénomène nouveau au sein des instances internationales et particulièrement à l’ONU. Le nouveau Secrétaire général, le Portugais, Antonio Guterres, semble résister aux pressions partisanes et joue un rôle honorable. Tandis que se fait entendre dans le Palais de Verre la voix vibrante et audacieuse de l’ambassadrice américaine, Nikki Haley.

South Carolina Governor Nikki Haley speaks at the National Press Club in Washington September 2, 2015. REUTERS/Kevin Lamarque – RTX1QSJ7

Désormais, une page lourde d’injustice, d’hypocrisie et d’incompréhension vient de se fermer. Les nouveaux discours ridiculisent la propagande mensongère palestinienne. Ils mettent enfin en relief la cause noble des valeurs universelles et l’héritage judéo-chrétien.