Par Nathan Zerbib

Le prix des logements en Israël a continué à augmenter au cours du premier semestre de 2016, selon un nouveau rapport officiel du Bureau central des Statistiques de Jérusalem. En moyenne nationale, cette hausse atteint les + 8 % pour les appartements standards de quatre pièces. Sur les 16 villes israéliennes prises en compte dans cette étude, seules deux d’entre elles n’ont pas connu de progression dans leurs tarifs immobiliers, et aucune n’aura subi de baisse ! Record de hausse : Ashdod & Netanya ; en bout de liste : Jérusalem avec une quasi-stagnation.

De ce constat, les analystes divergent dans leurs prévisions : pour une petite poignée, la politique gouvernementale de lutte contre cette inflation dans la construction va finir par porter ses fruits puisque l’on constate un ralentissement du rythme de cette hausse ; mais pour la majorité, on peut commencer, comme l’a fait le ministre de l’Economie lui-même, Moshé Kahlone, à parler de « bulle immobilière », tant les chiffres donnent le vertige (les biens ont presque doublé en 5 ans…), et le mécanisme reste profondément structurel. Avec, à la base, un déséquilibre irrattrapable, au moins à court-moyen terme, entre une Offre, c’est-à-dire le nombre d’appartements disponibles, emprisonnée dans ses contraintes économiques et géographiques, et une Demande dopée par la croissance démographique.

Pire, aux dires même de nombreux professionnels le manque de terrains disponibles, l’hyper inflation de leur prix, la longueur des procédures pour obtenir les permis de construire, le manque de transparence administrative, tout cela mène le marché vers l’étranglement … Avec d’ores et déjà un manque évident de produits sur le marché, une « pénurie » qui pourrait même s’installer dans la durée …

La suite dans le prochain numéro d’Israël Magazine