Considérant que le nouveau président des Etats-Unis, Donald Trump, ne tentera pas de lui mettre des bâtons dans les roues, la mairie israélienne de Jérusalem a validé la construction de centaines de logements dans des quartiers palestiniens. La mairie israélienne de Jérusalem a donné son feu vert définitif à la construction de 566 logements dans trois quartiers de Jérusalem-Est, deux jours après l’entrée en fonction du président américain Donald Trump, a annoncé un conseiller municipal le 22 janvier. Les permis de construire de ces logements avaient été gelés à la fin du mois de décembre à la demande du Premier ministre Benjamin Netanyahou en attendant l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, a précisé, Meïr Tourjeman, président de la commission de la construction et de planification de la municipalité de Jérusalem.

Ces logements seront construits dans les quartiers de Pisgat Zeev, Ramot et Ramat Shlomo, a précisé Meïr Tourjeman. Selon lui, «les règles du jeu ont changé avec l’arrivée au pouvoir de Donald Trump. Nous n’avons plus les mains liées comme du temps de Barack Obama, désormais nous pouvons enfin construire».   «Ces 566 logement ne sont qu’un coup d’envoi. Nous avons des plans pour la construction de 11 000 logements qui attendent les autorisations», dans des quartiers de Jérusalem-Est, a-t-il ajouté.

Ayelet Shaked, la ministre de la Justice et membre du Foyer juif, a affirmé à propos de Maalé Adoumim, qu’il n’y «aucune raison de s’abstenir de prendre des mesures unilatérales si nous pensons qu’elles sont bonnes pour Israël (…) Il faut dire à l’administration américaine ce que nous voulons et ne pas attendre des instructions de sa part», a ajouté la ministre à la radio militaire. «Les règles du jeu ont changé : il faut le comprendre rapidement et créer des faits» sur le terrain, a-t-elle ajouté.