Israël dénonce des accusations d’Erdogan sur Jérusalem

Israël a rejeté avec véhémence les déclarations du président turc Recep Erdogan l’accusant de mener une politique d’apartheid en cherchant à limiter la liberté de culte des musulmans à Jérusalem. « Celui qui viole systématiquement les droits de l’Homme dans son propre pays ne devrait pas faire la morale à la seule vraie démocratie de la région », a déclaré le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Emmanuel Nahshon. « Israël protège toujours la liberté totale de culte pour les juifs, les musulmans et les chrétiens, et continuera à le faire malgré les calomnies infondées lancées contre lui », a-t-il dit dans un communiqué. Plus tôt lundi, M. Erdogan avait promis d’œuvrer pour empêcher un projet de loi israélien qui vise à limiter, voire interdire, les appels à la prière des mosquées durant la nuit. Ce texte, approuvé par le gouvernement en février mais qui doit encore adopté par le Parlement, s’appliquerait aux mosquées en Israël ainsi qu’à Jérusalem-Est, mais pas à l’esplanade des mosquées, (le Mont Du Temple)le troisième lieu saint de l’islam dans la ville sainte.

« Si Dieu le veut, nous ne permettrons jamais que soit réduit au silence l’appel à la prière dans le ciel de Jérusalem », a dit M. Erdogan lors d’un forum sur Jérusalem à Istanbul.  » ? » a-t-il indiqué.

Fervent défenseur des Palestiniens, le dictateur turc a normalisé les relations de son pays avec Israël en 2016, après une crise déclenchée en 2010 par un raid israélien contre un navire affrété par une ONG pseudo-humanitaire turque pour tenter de briser le blocus israélien de Gaza.