Israël a bouclé l’acquisition de 17 chasseurs bombardiers furtifs américains F-35 qui s’ajouteront aux 33 F-35 déjà commandés, a annoncé dimanche le ministère israélien de la Défense. Israël, qui a déjà pris livraison de cinq F-35, a présenté ces appareils comme l’une des réponses à la « menace » iranienne. Réputés passer inaperçus des défenses aériennes, en particulier des batteries de missiles S-300 livrés à l’Iran par la Russie, « ces F-35 vont être un élément central de la défense d’Israël le long de nos frontières, mais aussi loin d’elles », a affirmé le ministre de la Défense Avigdor Lieberman. Les négociations, qui ont abouti à la conclusion d’un accord sur une nouvelle commande ferme de 17 F-35 ont permis de réduire à moins de 100 millions de dollars le coût de chaque appareil contre 110 millions auparavant, a précisé le ministère de la Défense. L’avion est construit par le groupe américain Lockheed Martin. Les premiers F-35 israéliens, rebaptisés « Adir » (« puissant » en hébreu), devraient être opérationnels cette année. Bijoux de technologie, ces appareils censés échapper aux radars les plus perfectionnés et voler à mach 1,6 (environ 1.900 kilomètres par heure) sont supposés être six fois plus efficaces que les appareils actuels en combat aérien et en surveillance, et huit fois plus efficaces en attaque au sol. L’achat des F-35 sera financé grâce à l’aide militaire américaine qui va atteindre 38 milliards de dollars (36 milliards d’euros) pour la période 2019-2028. Contrat signé entre Barack Obama et Benyamin Netanyahou.