STALAG 325 PIERRE GAUDINUNE CONTRIBUTION MAJEURE À L’HISTOIRE DE LA SHOAH    le 9 février sur France 3

Dans son nouveau documentaire diffusé le 9 février sur France 3, Chochana Boukhobza donne la parole à huit prisonniers de guerre « multirécidivistes de l’évasion », déportés au camp de Rawa Ruska en 1942 et toujours bouleversés par les massacres d’enfants et d’adultes juifs auxquels ils ont assisté.

Dès l’adoption de la « solution finale » par les nazis le 20 janvier 19421, un « triangle de la mort » s’établit entre, d’une part, les villes de Varsovie, Cracovie et Lvov, d’autre part, les camps d’extermination d’Auschwitz au sud-ouest, de Treblinka au nord et de Sobibor-Madjanek-Belzec, à l’est et au sud. Plus au sud encore, une autre ville de Galicie2 est le théâtre de persécutions particulièrement sanglantes : Tarnopol. Enfin, à une cinquantaine de km de Lvov, la petite ville de Rawa Ruska et son camp « caractérisent » – de façon relativement méconnue à ce jour – la barbarie hitlérienne.  Après nous avoir bouleversés avec Les petits héros du ghetto de Varsovie (2014), Chochana Boukhobza retrace le parcours hors-normes de soldats insoumis envoyés dans des « camps de représailles » – le stalag 325 et sa quarantaine de sous-camps -, l’objectif du régime hitlérien étant de s’en « débarrasser » dans la zone vouée à l’extermination des Juifs.  Rawa Ruska. Les événements ont marqué au fer rouge le cœur et l’esprit des « internés résistants ».  Maurice Pepe. Rémi Geslain. Jean-Baptiste Canonici. Alfred Grimault. Alain Fournier. René Martin. Raymond Dunand. Henri Brisson3. Anonymes, ces hommes ont pourtant l’étoffe de héros.