Bibi sur un sous-marin et sur un baril de poudre

Acquisitions abusives, pot de vins: l’affaire des sous-marins.

Un général corrompu? Des achats superflus d’armement? Le Cabinet sécuritaire est-il à la hauteur? Le potentiel destructeur de « l’affaire 3000 » pourrait amener les citoyens israéliens à douter de leurs responsables de la Défense et à penser que derrière leurs décisions se dissimule une certaine avidité pour les dessous de table.

« L’Affaire des sous-marins », plus connue comme « le dossier 3000 » doit sa gravité non pas aux hauts fonctionnaires soupçonnés ni à l’importance de cet armement et de son cout élevé, ni aux sommes exorbitantes passées de main à la main. La tempête a éclaté quand on a constaté que l’ancien ministre de la Défense, Moshe Yaalon, s’était opposé à l’approvisionnement des sous-marins et que l’avocat personnel du Premier ministre, David Shimron, travaillait en étroite collaboration avec l’homme d’affaires Mickey Ganor qui représentait le chantier naval allemand Thyssenkrup. Shimron avait-il signalé cela au Premier ministre? La décision d’acheter les sous-marins peut être considérée cependant comme raisonnable malgré l’objection de Yaalon, car il s’agissait de profiter d’une généreuse concession d’un gouvernement allemand amical dirigé par Angela Merkel (Un gouvernement qui ne restera pas au pouvoir indéfiniment).  Cela pourrait expliquer le fait que la décision d’acheter les sous-marins a été faite cette année, bien que les sous-marins ne soient destinés à être livrés en Israël que dans une dizaine d’années ou plus. suite dans le prochain numéro d’Israël Magazine