1967, NETANYA SOUS LES BOMBES.

Jusqu’en 1967, la ville côtière de Netanya fut géographiquement le talon d’Achille de l’Etat d’Israël. Située sur le front maritime mais dans l’incapacité de recevoir un port militaire capable de la défendre. Aux pieds des montagnes de la Samarie, elle semblait n’être que le terminus d’une longue descente sans défense naturelles vers la Méditerranée. Et surtout le point le plus étroit du territoire hébreu, reliant la partie Nord du  pays (Haïfa & la Galilée) avec les frontières libanaises et syriennes, à sa partie Sud, c’est-à-dire Tel-Aviv, Jérusalem et le prometteur désert du Néguev. Autrement dit si les forces coalisées arabes parvenaient à atteindre la station balnéaire ou parvenaient simplement à en contrôler les axes routiers nord-sud qu’elle défend avec acharnement, le pays fraîchement baptisé par l’Histoire, se retrouverait complètement coupé en deux, et réduit à deux poches de résistance encerclées d’ennemis, sans coordination possible et sans assistance réciproque effective. Avec seulement 15 kilomètres de large entre la frontière cisjordanienne et la mer, c’était bien l’endroit ou la « promesse » arabe d’ « égorger tous les Juifs et de les rejeter à la mer » avait le plus de signification en cette veille de conflit !

Netanya était donc un verrou stratégique de première importance. Et c’est sans surprise que l’offensive arabe débuta dans ce secteur. A 6:00 heure précise en ce 6 juin 1967, second jour de guerre général, un avion de combat frappé des couleurs de l’armée irakiennes, un Tupolev de fabrication soviétique, traverse la frontière israélienne dans la région de la ville palestinienne de Toulkarem, et inclina de façon très brusque son vol plein Ouest, vers le littoral. Cible chargée, il larguera 3 bombes sur la ville israélienne. La population locale fut totalement abasourdie. Non pas qu’elle était surprise, elle aussi avait creusé en pleine ville des tranchées, digne de Verdun ou du chemin des Dames, pour se défendre de toute attaque terrestre aux entrées est (à hauteur de l’actuel Kanyon hasharon) et sud de la cité, et plus en retrait si le combat devenait encore plus impitoyable

suite dans le prochain Israël Magazine n*197