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Yarden Gerbi: médaillée de Bronze à Rio !!!!!!

Yarden Gerbi 2

Championne du monde 2013, vice-championne du monde 2014, et maintenant médaillée de bronze à Rio, Yarden est devenue une célébrité. On l’arrête dans la rue, on la demande en mariage sur Facebook et c’est, faute de temps, son père qui lui fait ses courses. Après de longues journées d’entrainements, elle vit seule chez elle : « Je préfère provisoirement ne pas penser à l’amour ou à fonder une famille.»

Par Arié Yérouchalmi.

il y a deux ans, Yarden a eu besoin d’un somnifère pour trouver le som­meil après sa belle victoire au championnat du monde. L’an dernier, parvenue à la seconde place, elle s’est recouchée un peu triste : « J’étais si proche d’un doublé !» Ce n’est qu’après avoir visionné les enregistrements des combats et suite aux innombrables messages d’encouragement venus d’Israël, qu’elle a réalisé que ce n’était pas si grave. « Après une année difficile et plusieurs défaites j’ai réussi à participer à la finale; cela m’a provoqué une grande satisfaction.» Pour certains l’assurance d’un retour de Yarden avec une médaille était évidente, mais au départ rien n’était moins sûr. Suite à sa médaille d’or au Brésil, Djerbi n’a pas porté de kimono pendant deux longs mois. Ballade dans le monde, repos. Au camp d’entrainement de l’équipe nationale au Japon elle est arrivée en mauvaise forme physique, avec son titre éblouissant, qui n’a fait qu’augmenter la motivation de ses adversaires. C’est le début de son crash mental.

Au dernier championnat elle n’oubliera pas comment son adversaire coréenne l’a ‘étranglée’ devant le public. Son entraineur, Shani Hershko, avoue qu’elle est tombée au tapis, ce jour là, plus que dans toute sa carrière. « Yarden est ultra compétitive. Elle hait la défaite. Son nom brodé couleur rouge sur son kimono, réservé exclusivement aux championnes du monde, l’a transformée en cible à éliminer. Les concurrentes ont été très agressives envers elle, pour impressionner leurs propres entraineurs. Cela a été pour elle une grande frustration.»

Hershko est plus que son entraineur, il est son ami, son confident et s’occupe de Yarden depuis qu’elle a 7 ans. Pendant cette année problématique, il a su lui laisser un peu de mou tout en restant très présent et en la réconfortant. Pour le championnat du monde 2014 en Russie, Djerbi et Hershko se sont voulus réalistes : leur but fixe était une place parmi les sept premières.

Le tirage au sort et les éliminatoires

« La nuit qui a précédé le tirage au sort des combats, je n’ai pas dormi. De cauchemar en cauchemar, je voyais dans chacun d’entre eux ma défaite au premier tour ! J’ai réussi à me convaincre qu’il n’y avait rien de prémonitoire. A cette compétition j’y suis allée comme un kamikaze: aller le plus loin possible, je suis une femme très têtue.» La première concurrente, portugaise, fut jetée au sol par dans un Ippon impressionnant. La cubaine a suivie, ainsi que la slovaque. Yarden s’est retrouvée rapidement en demi-finale face à la japonaise Memiko Tashiro qu’elle a aussi battue. « Après une année parsemée de défaites, après une très longue frustration, je suis en finale ! Tout est donc dans le mental. Quelle émotion ! Je me suis mise à parler toute seule dans le gymnase : je vais y arriver ! Je vais être à nouveau championne du monde !»

Avec sa rivale et néanmoins amie, la française Clarisse Agbegnenou
Avec sa rivale et néanmoins amie, la française Clarisse Agbegnenou

A la finale l’attendait son amie la française Clarisse Agbegnenou, comme l’année d’avant. 35 secondes, c’est le temps qu’il a fallu à la française pour infliger un Ippon à Yarden qui en a même perdu connaissance un très court moment. « J’avais une boule dans la gorge, je hais la défaite. Et pourtant j’ai senti que j’offrais à mon pays un moment de joie, après la guerre de cet été. J’ai un ami qui a été blessé à Gaza.»

Ses débuts à Netanya

Troisième enfant sur quatre de Nourit et Chmouel, son cousin l’a emmenée pour la première fois à un entrainement de judo à l’âge de 6 ans. Un an plus tard Hershko, âgé alors de 23 ans, la repère : « Elle avait quelque chose de spécial. Aux entrainements elle arrivait la première et quittait la salle la dernière. Déjà petite elle possédait une grande force physique et pour la motiver je lui trouvais des adversaires parmi les garçons, qu’elle battait.» La première crise apparue lors de ses 14 ans. Ses parents comme d’habitude l’ont soutenue dans sa décision : « Ce que je ne savais pas alors c’est qu’après mon annonce ils se sont enfermés dans leur chambre pour trouver le moyen de me faire revenir sur ma décision. Ils m’ont laissé le temps, sans faire pression. Après une semaine j’ai craqué. Ce sport est comme une drogue pour moi !» Djerbi est consciente que la dévotion de ses parents et leurs moyens financiers lui ont offert cette vie, cette vocation. Yarden, élève hyperactive, n’était pas vraiment intéressée par l’école. Les sorties avec les copains les fins de semaines était inenvisageables dû aux compétitions.

2010 fut l’année phare quand elle est entrée dans le club des 20 meilleures judokas au monde. 2010 et 2011 les médailles et les victoires ont proliféré. Et elle a même gagné médaille de bronze aux “Masters” qui n’accueillent que les 16 meilleures, toutes catégories confondues. Sa victoire l’année dernière l’a projetée sous les projecteurs. Fini l’anonymat. « Si à une époque je réussissais à faire mes achats en 40 minutes, aujourd’hui cela me prend facilement deux heures. Les gens m’arrêtent, me félicitent et prennent une photo.»

Yarden Gerbi, est aussi étudiante en économie en seconde année. Sa journée, qui débute à 7h00 et se termine à 20h00, se partage entre ses entrainements à l’institut Wingate, ses études et les repas qu’elle se prépare. « Non, pas de régime spécial. Je peux manger ce que je veux mais je préfère des aliments frais et sains. Quant à mon poids je peux prendre deux kilos et les perdre facilement la veille d’un combat.»

Quand on parle d’amour ou de vie de famille à Yarden, on l’a sent mal à l’aise. « J’ai beaucoup d’amis, surtout ceux que je côtoie au judo. Je me retrouve souvent avec eux et ma vie sociale est bien remplie. Je vie seule mais non dans la solitude. Chaque chose en son temps. Aujourd’hui c’est le judo. »

Le futur proche

Tout le monde l’attend à Rio en 2016. Mais Gerbi se concentre sur son sport et non sur les attentes des supporters. Et elle a réussi puisqu’elle obtient la première médaille israélienne à RIO !.
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