Ramat Shlomo: Le Quartier de la Discorde

Ramat Shlomo et son 770 (Wikimedia)
Ramat Shlomo et son 770 (Wikimedia)

Au nord de Jérusalem, se dresse Ramat Shlomo. Un quartier qui fait la une de l’actualité, dans l’indifférence totale de ses habitants.

Par Nathalie Blau pour Israël Magazine.

Situé au Nord de Jérusalem, sur une des collines qui dominent la capitale, Ramat Shlomo se dresse fièrement, coincé entre Shouafat à l’Est, et Ramot à l’Ouest. En contrebas, il contemple Sanhedriyya et Ramat Eshkol, ou encore la zone industrielle de Har ‘Hotzvim qui n’en finit pas de repousser ses limites. De tous côtés, la vue est superbe. Des panoramas enchanteurs sur des hauteurs où la nature cède la place aux constructions ocres de la cité trois fois millénaire, témoins de la frénésie de construction qui anime le pays dans son ensemble.

Avec ses maisons neuves bien alignées, ses vastes terrasses, ses jardins d’enfants et ses aires de jeux disséminés en nombre le long de ses vastes allées boisées, Ramat Shlomo pourrait faire penser à une de ces jolies bourgades résidentielles, qui entourent Jérusalem, comme Mevasseret.

En cette veille de Pessah, les rues étaient remplies d’enfants restitués à leurs familles par un système éducatif israélien plutôt prompt à s’en débarrasser à l’approche des fêtes. Les épiceries du coin et autres supermarchés sont bondés. Des hommes, en costume et chapeau noirs en reviennent les bras chargés. Car ici, comme dans tout quartier ultra-orthodoxe qui se respecte, les préparatifs de la Pâque juive battaient leur plein.

Hors-jeu

Sorti de terre à la fin des années 1990 sous la houlette de l’architecte Yaacov Yaar, Ramat Shlomo voit le jour pour offrir de nouvelles opportunités de logement à la communauté haredie et ses familles nombreuses. Pourtant, les collines vierges et désertiques qui assistent, en 1996, à l’inauguration officielle de ce bastion haredi, auraient pu hériter d’un sort bien différent.

Au milieu des années 1970, Teddy Kollek, maire légendaire de Jérusalem, y envisage la création d’un complexe sportif gargantuesque aux normes olympiques. On sait aujourd’hui que ce visionnaire, dont l’empreinte règne encore sur la capitale, voulait en fait renforcer la présence d’une population laïque dans la partie nord de la ville. En 1973, la planification débute et peu après, les travaux commencent. Mais devant un mouvement de protestation sans précédent qui entraîne dans son élan l’essentiel des courants ‘haredis’, le Premier ministre de l’époque, Menahem Begin, fait marche arrière et propose à Kollek de se rabattre sur la zone de Malha, où naîtra…

La suite dans Israël Magazine N° 185…
ILMAG abo

EMAG abo

OU ACHETER

Pour tout renseignement : darmon7@gmail.com
Tél : 03 562 2500 ou 054 254 45 20
Fax : 03 562 2600
Tél de France : 01 83 62 65 20

Réinitialiser le mot de passe
Veuillez entrer votre email. Vous allez recevoir votre nouveau mot de passe par email.