Peugeot-Citroën rachète Opel et Vauxhall à General Motors

Peugeot-Citroën rachète Opel et Vauxhall à General Motors (GM)

Difficile de savoir quel sera l’impact en Israël du rachat par Peugeot de Opel et Vauxhall. La firme de Sochaux (très active en Israël depuis très longtemps) a convaincu General Motors (GM) de lui céder Opel et Vauxhall. Des acquisitions qui pourraient porter ses ventes à 5 millions de véhicules d’ici quelques années. Selon Capital (1) : « PSA change de dimension. Le constructeur automobile tricolore (3,15 millions de véhicules vendus en 2016) s’est entendu avec General Motors pour lui racheter sa filiale européenne, Opel/Vauxhall (1,15 million), a-t-on appris de deux sources proches du dossier. Samedi, Peugeot-Citroën et GM ont annoncé qu’une conférence de presse serait organisée lundi matin à 9h15 au siège du constructeur français, sans plus de précisions.

L’opération, grâce à laquelle PSA compte porter en quelques années ses ventes au-dessus de 5 millions d’unités, contre 3,15 millions l’an dernier, a été approuvée vendredi après-midi par le conseil de surveillance du constructeur français, a indiqué une des sources. “Elle devrait être présentée lundi matin”, a-t-elle dit. Elle fait du nouveau PSA le n°2 du vieux continent, avec une part de marché cumulée de près de 16%, derrière le leader Volkswagen (25%). PSA et Opel, qui ont déjà trois programmes communs de véhicules, n’ont pas souhaité commenter ces informations. Aucun commentaire n’a pu être obtenu dans l’immédiat auprès du ministère de l’économie, qui représente l’Etat au capital de PSA dont il est l’un des trois actionnaires de référence, à parité avec la famille fondatrice Peugeot (UG-19,06 € 2,89 %) et le chinois Dongfeng. Opel avait déjà écourté vendredi une réunion avec le personnel à son siège de Rüsselsheim au motif, entre autres choses, que la direction ne pouvait pas discuter des conditions d’une éventuelle acquisition par le groupe PSA.

 

Le rachat d’Opel, qui signe aussi la sortie définitive de General Motors d’Europe après l’arrêt brutal, entre 2014 et 2015, de la commercialisation de sa marque Chevrolet sur le continent, a suscité dans un premier temps une vague de craintes en Allemagne, où se trouve la moitié des effectifs d’Opel, et en Grande-Bretagne où la filiale commercialise ses véhicules sous la marque Vauxhall.

Réagissant aux dernières informations dans le dossier, le syndicat CGT a fait part de ses inquiétudes quant aux conséquences d’un rachat d’Opel sur l’emploi. “Pour les salariés, qu’ils soient en Allemagne, en Angleterre mais aussi en France, la CGT les appelle à se préparer dès aujourd’hui à défendre collectivement leurs intérêts communs par-delà les frontières”, écrit le syndicat dans un communiqué. Depuis que l’existence de discussions sur le projet d’acquisition a été révélée le 14 février, les négociations se sont poursuivies sans relâche, notamment sur la question de la prise en charge du déficit des retraites d’Opel et sur celle de la commercialisation éventuelle de véhicules Opel sous pavillon PSA hors d’Europe. Sur le premier point, d’un coût estimé à environ 10 milliards d’euros, une source au fait des discussions a indiqué vendredi que GM avait accepté d’en couvrir une partie en injectant “un montant substantiel”, ouvrant ainsi la voie à un accord sur les clauses de non concurrence demandées par GM. Selon les sources, les discussions semblaient dans l’impasse cette semaine après que le groupe américain ait réclamé des limitations sur des ventes d’Opel en Chine en échange d’une prise en charge partielle du trou des retraites. Plusieurs sources ont régulièrement dit que, sauf contretemps dans les négociations, l’objectif de PSA et de GM était d’annoncer l’opération sur Opel avant le coup d’envoi du salon de l’automobile de Genève, qui ouvre ses portes mardi à la presse ».

Source: (1) Capital

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