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Des milliers de Juifs leur doivent la vie

Israel

Des milliers de Juifs leur  doivent la vie

                                Juin-juillet 1940

Drapeau d'Israel

Par Marc-André Charguéraud

 « Mon gouvernement a rejeté les demandes de visa des réfugiés, mais je ne peux laisser ces gens mourir. Beaucoup sont Juifs et notre constitution stipule que la religion et les opinions politiques ne constituent pas un motif pour qu’on leur refuse l’asile au Portugal (…) Même si je suis démis de mes fonctions, je ne puis agir autrement qu’en chrétien et ne pas respecter ce que me dicte ma conscience. » [1] Aristides de Sousa Mendes, consul du Portugal à Bordeaux, tint ces propos en juin 1940, quelques jours après la défaite française. Les instructions de Lisbonne étaient pourtant claires : elles n’octroyaient de visa qu’aux personnes possédant des moyens financiers et un permis d’entrée dans un pays de destination finale. Quant aux Juifs « expulsés des pays dont ils ont la nationalité ou dont ils sont résidents » et qui se trouvent dans l’impossibilité de retourner « librement là d’où ils viennent », rien ne devait leur être accordé.

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Trente mille Juifs s’étaient repliés dans la région de Bordeaux. En une quinzaine de jours, Mendes établit des visas pour le Portugal pour près de 10 000 d’entre eux. Après une attente souvent longue et difficile, la quasi-totalité de ces réfugiés put quitter le Portugal pour une destination finale outre-mer. Dix mille sauvetages grâce à un seul homme : un exploit. Mendes prit sa décision à la suite d’une discussion avec un rabbin orthodoxe, Chaim Kruger, qu’il avait logé avec sa famille pendant quelques heures. Catholique pratiquant, Mendes était un descendant de Marranes.[2]

[1] BEJSKI Moshé, The « Rightous among the Nations » and their part in the Rescue of Jews. dans Y. Gutman et E. Zuroff éditeurs, Rescue Attempts during the Holocaust, Proceedings of the Second Yad Vashem International Historical Conference, Jerusalem, 1977, p. 646.

 

[2] RUI Afonso, Le  » Wallenberg Portugais  » : Aristides de Sousa Mendes, Revue d’Histoire de la Shoah, Centre de Documentation Juive Contemporaine, Janvier-avril 1999, No 165, p. 9. Le terme de Marranes désigne des Juifs convertis de force au christianisme ou à l’islamisme, mais qui continuèrent à être très proches du judaïsme.

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