Le père du soldat israélien, Elor Azaria, implore la clémence du tribunal.

 

JACK GUEZ/AFP/Getty Images) Photos IDF Flick

 

La Défense et l’accusation ont commencé les discussions concernant la peine de prison que devrait subir le soldat. Après plusieurs mois d’un procès exceptionnel, Elor Azaria a été reconnu coupable d’homicide volontaire le 4 janvier. Il encourt vingt ans de prison. Les réquisitions de l’accusation, initialement attendues mardi, risquaient d’être reportées à une autre date. Elor Azaria avait plaidé non coupable. Il pensait que le Palestinien dissimulait sous ses vêtements une ceinture d’explosifs, ont expliqué ses avocats. Mais la cour a jugé le 4 janvier qu’Abdel Fattah al-Sharif avait été tué «inutilement».

Les avocats du sergent de 20 ans ont fait déposer son père, Charlie, qui a décrit les mois de procès et d’attention publique comme une épreuve très difficile. «Cette punition de 10 mois, cela suffit. Cela fait 10 mois que nous ne vivons plus, nous souffrons. Après tout ce que j’ai donné au pays, c’est de l’abus physique et psychologique», a dit, en sanglots, celui qui est venu vivre en Israël en 1975 et qui a servi 33 ans dans la police. Une ancienne enseignante du soldat, des officiers et camarades ont parlé d’un garçon respectueux, attentif aux autres, constamment prêt à aider et ayant toujours rêvé d’unité combattante. «Dans les opérations les plus dures, on le choisissait lui, le meilleur paramédic» de l’unité», tableau très éloigné du soldat exécutant froidement un Palestinien. À l’extérieur du tribunal, une cinquantaine de sympathisants ont rappelé combien l’affaire divise l’opinion, entre ceux qui défendent le procès au nom du respect nécessaire de valeurs éthiques par l’armée et ceux qui invoquent le soutien dû aux soldats confrontés aux attaques palestiniennes.

Premier soldat israélien condamné pour homicide volontaire depuis 2005. Le soldat avait été filmé le 24 mars 2016 par un militant propalestinien alors qu’il tirait une balle dans la tête d’Abdel Fattah al-Sharif à Hébron, à Hébron. Le Palestinien venait d’attaquer des soldats au couteau. Atteint par balles, il gisait au sol, apparemment hors d’état de nuire.

Elor Azaria pourrait avoir craqué sous la pression, ont signifié les témoins. Les Territoires palestiniens, Jérusalem et Israël étaient alors en proie à des violences quasi-quotidiennes.

Le jugement a aussi suscité une multiplication d’appels à gracier le soldat de la part de personnalités politiques, à commencer par le premier ministre Benyamin Netanyahou.

 

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