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L’Australie reconnaît Jérusalem-Ouest comme capitale d’Israël

L'Australie

L’Australie reconnaît Jérusalem-Ouest comme capitale d’Israël

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Scott Morrison, le premier ministre australien

L’Australie a décidé de reconnaître Jérusalem-Ouest comme capitale d’Israël. Mais elle ne procédera pas dans l’immédiat au transfert de son ambassade installée à Tel-Aviv, comme le premier ministre, Scott Morrison, l’avait envisagé à la mi-octobre. Le chef du gouvernement conservateur a finalement opté pour un compromis et n’a pas suivi l’administration Trump. L’Australie reconnaît Jérusalem-Ouest, où se trouvent le siège de la Knesset et de nombreuses institutions gouvernementales, comme la capitale d’Israël », a-il déclaré samedi, avant d’ajouter : « Nous sommes impatients de transférer notre ambassade lorsque cela sera réalisable.

Canberra limite sa reconnaissance à la partie ouest de la ville, qu’Israël considère comme sa « capitale indivisible ». Scott Morrison conditionne le transfert de l’ambassade à la conclusion d’un accord de paix, qui paraît plus éloigné que jamais. L’Australie se contentera d’ouvrir à Jérusalem un bureau chargé de la défense et du commerce.

 

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Scott Morrison, lui, a assuré que son pays était prêt à soutenir les aspirations à un Etat palestinien avec Jérusalem-Est pour capitale. Mais l’essentiel de son discours a consisté en un message de soutien à l’Etat hébreu qui est trop souvent la cible des critiques au sein de l’Organisation des Nations unies (ONU).

Décision médiane

L’Indonésie, pays musulman le plus peuplé au monde, avait gelé la signature d’un accord de libre-échange avec l’île-continent dans l’attente de cette décision. Vendredi, le gouvernement australien, qui craint des représailles, a appelé ses citoyens dans les îles indonésiennes à la vigilance. La réaction des autres Etats du monde arabo-musulman est également en question. Certains responsables australiens redoutent, entre autres, des mesures de rétorsion économiques. Enfin, l’Organisation australienne du renseignement de sécurité, l’agence de renseignement nationale, avait mis en garde contre les risques de manifestations visant les intérêts australiens.

Le chef du Parti travailliste, Bill Shorten, a accusé Scott Morrison de « placer ses intérêts politiques avant les intérêts nationaux ». Le premier ministre avait évoqué, pour la première fois, la possibilité de déplacer l’ambassade australienne à la veille d’une élection partielle dans une circonscription où vit une importante communauté juive. Une annonce explosive qui avait été considérée, par l’immense majorité des experts, comme n’ayant rien à apporter au pays et comme étant essentiellement motivée par des questions de politique interne. Mais Scott Morrison ne pouvait faire marche arrière.

Cette décision de l’Australie même médiane, semble favorable aux autorités israéliennes. Depuis la reconnaissance de Jérusalem par Washington, elles n’ont pu s’appuyer sur une véritable dynamique. Seuls deux pays ont suivi : le Guatemala et le Paraguay, ce dernier faisant même marche arrière trois mois plus tard, au début de septembre, sur décision de son nouveau président, Mario Abdo Benitez. Israël fonde à présent de grands espoirs dans le nouveau président du Brésil, Jair Bolsonaro, qui a promis, au cours de sa campagne puis au lendemain de son élection, de transférer l’ambassade de son pays à Jérusalem.

La suite de l’article se trouve dans le prochain numéro d’Israël Magazine

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