L’Ambiguïté nucléaire israélienne est-elle levée ?

 

Les Israéliens viennent enfin d’avouer ! Oh rien de coupable, ni de bien méchant. Simplement l’Etat hébreu possèderait des réacteurs nucléaires et donc des bombes atomiques. La censure militaire et l’album souvenir de l’un de ses architectes, Dan Eytan, permettent de présenter les principaux bâtiments du site nucléaire israélien qui a tant fait fantasmer les medias et les chancelleries du monde entier. « Une entreprise unique » dira l’architecte Dan Eytan qui prit non seulement la direction de la planification du projet mais qui prit aussi les photos si sensibles. Il est fort POSSIBLE QUE CETTE MINI révélation précédera de peu des révélations qui auraient pu être faites par des satellites espions étrangers. Il vaut mieux prévenir que guérir. Peut-être aussi est-ce la maxime qui prévaut et que doivent méditer les responsables iraniens en ce moment.

Ambiguïté nucléaire ? Des décennies après la construction du Centre de recherche nucléaire de Dimona, des images et photos jamais dévoilées auparavant ont été publiées avec l’accord des censures militaire et politique. Elles montrent des bâtiments de réacteurs nucléaires en cours de construction. Ce sont des images rares, récemment publiées sur le site de la firme d’architectes  » Firms Blade-Rigg » sous la rubrique « Bibliothèque et Centre de recherche, Dimona Nuclear Research Center ». On peut apercevoir les principaux bâtiments du réacteur au début des années 60, y compris la construction qui figurait sous le nom de couverture « Civic Center Néguev», dans lequel étaient enregistrés officiellement des bâtiments, tels que des bureaux, une bibliothèque, un château d’eau et une résidence. Nom de couverture disions-nous !

« Cela a été filmé dans les années 60. J’ai concouru à l’appel d’offres, concours bien sûr confidentiel et limité, en présence de plusieurs bureaux de planification de la partie civile du réacteur », explique le professeur Dan Eytan, qui est l’un des architectes du réacteur, et j’ai pris quelques photos.  » Les structures civiles incluaient tous les services du système, administration, maintenance de grandes installations industrielles, salle à manger, clubs, centres de formation, clinique et bien plus. Cela comprenait pas mal de grandes structures de la région. »

«Ce fut un projet très excitant à cause de son objectif unique en soi. C’est pourquoi il y eut un suivi exceptionnel de tous les plans de développement. Mais nous avions totalement carte blanche», se souvient-il. Les photos ont été prises pendant la construction, avant que les bâtiments ne soient occupés et habités. «J’étais partenaire dans un bureau d’architecture. Tous les bâtiments de l’organisation de l’environnement et des structures civiles faisaient du Projet de la porte d’entrée à la porte de la région « chaude ». J’ai filmé pendant la construction. »

 

Dan Eytan qui a aujourd’hui 82 ans ne s’explique pas pourquoi les images du réacteur ont été publiées précisément en ce moment. «Il y a dix-huit mois, j’ai été invité à un programme d’entretien sur les développements dans le pays, et on a demandé et réclamé ma présence dans une partie du réacteur, » dit-il. Certaines des images, le Professeur Eytan les a prises lui-même, et certaines ont été incluses dans ses archives. « Une fois, j’ai été envoyé dans la salle du réacteur sans l’avoir demandé. Puis j’ai reçu quelques photos que j’ai faites qui étaient estampillées par les autorités comme si elles étaient approuvées officiellement.  J’ai réalisé qu’elles n’étaient plus classées secret défense», dit-il. « Une fois, j’ai voulu visiter le réacteur un peu après la fin de la construction des bâtiments mais je n’ai pas obtenu de réponse. Je ne sais pas si ma demande s’est perdue en chemin ou pas.  ‘Quelqu’un peut prendre pitié de moi et me laisser entrer,» avait-il écrit en plaisantant. « Il était très intéressant pour moi de voir de l’intérieur ce qui avait été fait. Après avoir fini le développement, je n’ai jamais rien pu voir. »

«C’est excitant», explique le professeur Eytan que les images aient été approuvées par la censure, « parce que cela n’avait jamais été permis jusqu’à ce jour. Cela représente quelque chose dans le développement de l’architecture. » La participation au projet fut un excellent moyen d’opportunité professionnelle. « Après cela, je suis allé dans maints endroits dans le monde comme le Bâtiment Mexique de l’Université de Tel-Aviv, presque en même temps», dit-il.

Il n’en reste pas moins que le monde officiellement sait qu’un réacteur nucléaire (ou plusieurs certainement) existe en Israël et que ce n’est pas forcement pour faire des ronds dans l’eau.

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