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Judith Mergui L’interview par Andre Darmon

Judith Mergui

Judith Mergui

Judith Mergui

 ‘On a beau être le peuple élu mais on n’est pas beaucoup’
Par André Darmon

La France possède Kev Adams, le Canada, Gad Elmaleh, le Maroc, Djamel Debbouze, et les francophones israéliens, eux, ont désormais Judith Mergui. Au-delà de cette relation empathique mais aussi sympathique, Judith devra-t-elle décider de s’envoler au-dessus de son nid de coucou vers des horizons plus larges et disons-le moins communautaires. Judith nous confiera qu’elle est consciente, malgré son attachement criant pour Tel-Aviv, que son avenir se trouve certainement comme Amir en France.

Judith Mergui répète et peaufine son spectacle à Nahalat Benyamine, et comme j’habite à portée de micro, nous donnons rendez-vous dans un café, non loin de la future station de tramway d’Allenby. Judith est tout emmitouflée –tempête oblige- et surtout ponctuelle tout comme le fut Amir d’ailleurs lors de nos deux interviews. Est-ce un signe ? Le succès de ‘Inch Alya’ (titre que n’ont évidemment pas goûté nos cousins arabes) commandait à Judith de partir pour un spectacle généraliste mais l’envie était solide de se lancer d’abord à Tel-Aviv, laboratoire étonnant, nous dira Judith, pour le tester.  Celle que je perçois surtout et d’abord  (on la voit dans ‘Ils sont partout’ d’Yvan Attal et dans des séries israéliennes) comme une comédienne (c’est, en fait, sa vraie formation) est intarissable sur ses spectacles, ses envies. Elle se dit comédienne avant tout, et affirme de sa voix qui parfois s’envole dans les aigus, ne pas savoir ce qu’est une humoriste. Pour cette première qu’elle désirait en Israël, Judith était persuadée ‘d’y trouver des gens bienveillants et francs, mais des gens qui ne se forcent pas à rigoler si la vanne est mauvaise’.

C’est ainsi que le Mossad a sauvé les Juifs de Bizerte

Et bien évidemment se posera presque immédiatement la question de se savoir si son spectacle peut, en quelque sorte, être exporté vers des contrées où l’on ne comprend pas forcément  l’humour juif teinté d’allusions communautaires. Judith possède bien sur la réponse et son spectacle sera affiné en fonction du lieu où elle se trouvera, en l’occurrence Bruxelles et Anvers fin janvier. La question fusera, évidente, si elle ne se sent pas un peu à l’étroit coincée entre des producteurs français qui trouvent le spectacle un peu communautaire et les producteurs israéliens qui trouvent, eux, le spectacle trop frenchie. Il est vrai que le Top 10 des plus grands moments de la vie  – qui est le titre de son nouveau One Woman Show- se veut international, et que ces grands rendez-vous de l’existence finalement  diffèrent peu d’un pays à l’autre si l’on met de côté la bar mitsvah, très locale,  mais pas la circoncision dans laquelle les musulmans se reconnaissent aussi personne ne nous contredira, affirmera Judith déjà prête a affronter les salles européennes et canadiennes!  Ce top c’est peu la même démarche que le premier spectacle, un récit avec un vrai fil rouge ou j’emmène mon personnage d’un évènement à l’autre avec la complicité de mon co-auteur Emmanuel Smadja.

https://vimeo.com/252023217

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