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Israël ne veut pas rater son rendez-vous avec l’Afrique

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Commerce, diplomatie… Israël ne veut pas rater son rendez-vous avec l’Afrique

Danièle Kriegel

 

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l’Afrique     « Israël est de retour en Afrique ; l’Afrique est de retour en Israël. » C’est la formule préférée de Benjamin Netanyahou. Elle résume sa politique, lorsqu’il évoque ce continent. Une politique déjà très médiatisée lors de son premier voyage en Afrique, en juillet 2016. Un périple qui l’a emmené en Ouganda, au Kenya, au Rwanda et en Ethiopie. Depuis 29 ans aucun chef de gouvernement israélien ne s’était rendu en Afrique.

Au cours des 18 mois qui suivront, il effectuera deux autres voyages de ce genre. En juin 2017, comme invité d’honneur du sommet des pays d’Afrique de l’Ouest au Liberia ; et en novembre de la même année,  pour le Kenya, afin d’assister à la prestation de serment du président, tout juste réélu: Uhuru Kenyatta. Tout cela sans oublier les visites à Jérusalem de plusieurs chefs d’État africains. L’été 2017 a vu se succéder les chefs d’état d’Ethiopie, du Rwanda et du Togo. Et à l’automne, c’est une délégation des pays de l’Afrique de l’Ouest, membres du sommet économique du même nom, qui a atterri en Israël. L’occasion pour Netanyahou de photos officielles destinées aussi à montrer à son électorat le dynamisme de sa politique étrangère.

 

Israël bat des records de touristes en 2018

 

Quels sont ses objectifs ? Tout d’abord s’assurer d’un plus grand soutien au sein de l’assemblée générale de l’ONU, où le groupe africain compte 54 membres sur 193, avec, comme but plus éloigné, la volonté d’obtenir pour Israël le statut d’observateur au sein de l’Union africaine. Ce qui est loin d’être réalisé, compte tenu de l’absence de règlement du conflit israélo-palestinien. Dans ce contexte, il faut se souvenir de l’annulation du sommet de Lomé en Octobre 2017. Avec l’Afrique du Sud, et les pays du Maghreb, les Palestiniens avaient fait pression pour empêcher la réunion.

Reste le domaine économique et commercial. Là, Israël remporte d’indéniables succès. Comprenant l’importance dans les années à venir du développement Africain, les hommes d’affaires sont très impliqués, que ce soit dans le cadre de projets conjoints ou d’investissements privés dans divers secteurs. Ainsi, au Rwanda, une entreprise israélo-américaine, Gigawatt Global, est à l’origine de l’établissement d’une centrale photovoltaïque, la première de ce genre en Afrique de l’Ouest. Elle fournit une électricité verte à plus de 15.000 maisons.

Également au rendez-vous, des ONG. Comme Innovation Africa. Utilisant les technologies israéliennes en matière d’énergie solaire, elle fournit de l’eau potable à près d’un million de villageois répartis sur sept pays : RDC, Ethiopie, Malawi, Sénégal, Afrique du Sud, Tanzanie et Ouganda. Toujours en Ethiopie, dès 2012, un partenariat tripartite – ministère éthiopien de l’Agriculture, USAID, l’agence américaine pour le développement international et MASHAV, l’agence israélienne pour la coopération internationale – a été mis sur pied pour promouvoir la croissance économique en zone rurale en renforçant les petits producteurs en fruit et légumes ayant un potentiel commercial. En 2016, le programme a été reconduit pour trois ans. De son côté, le ministère israélien de l’économie et de l’industrie a signé un accord avec la Banque Mondiale pour investir dans la coopération scientifique, dans les secteurs de l’eau, la cybersécurité et l’agriculture.

Alors, peut-on parler du « grand retour d’Israël vers l’Afrique » ? Pour quelques pays certainement. Mais la route est encore longue pour revenir au niveau des relations Israël-Afrique d’avant la grande rupture de 1973 après la guerre d’octobre. Même sur le plan économique, malgré l’amélioration des exportations israéliennes vers l’Afrique (+5% en 2017 pour un montant de 860 millions de dollars, soit le même niveau que les exportations vers la Belgique !), on ne peut pas parler d’un véritable décollage. Pour Calcalist, le supplément économique du quotidien Yediot Aharonot, « Israël doit absolument formuler une politique au long cours, s’il ne veut pas rater son rendez-vous avec l’Afrique « .

 

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