Interview exclusive: Donald Trump: Je soutiens Israël à 100%

Donald Trump

Israël Magazine a interviewé celui qui possèderait le plus de chances à ce jour, de devenir le prochain président des Etats Unis.

Lisez l’interview et découvrez la Fille juive de Donald Trump.

Par Sandy Aronin et René Chiche pour Israël Magazine.

Candidat aux primaires des Républicains pour les élections présidentielles aux USA qui se dérouleront au mois de novembre 2016, le milliardaire Donald Trump est réputé pour son franc-parler, son libéralisme et ses opinions pro-israéliennes clairement affichées. Notre correspondante aux États-Unis a pu s’entretenir avec celui qui pourrait créer la surprise lors du scrutin outre-Atlantique. À l’issue d’un meeting dans l’Alabama, Donald Trump a évoqué avec Israël Magazine la situation au Proche Orient, Israël, le terrorisme et la conversion de sa fille au Judaïsme.

– Israël Magazine : Pensez-vous que vous avez de réelles chances de devenir le prochain Président des États-Unis d’Amérique ?

– Donald Trump : Évidemment, sinon je ne me serai pas lancé dans cette course à l’investiture républicaine. Je sais que les Américains en ont assez de ces politiciens de Washington qui vivent dans les salons dorés du Capitole ou du Sénat et ne se préoccupent pas de leurs problèmes.

Avec moi, ils savent à qui ils ont affaire : un chef d’entreprise qui met les mains dans le cambouis, créent des jobs et sait ce qu’il veut pour notre pays. Je ne représente aucune dynastie, contrairement à l’un de mes concurrents, Jeb Bush, le fils et le frère de qui on sait, ou pour le Parti Démocrate, Hillary Clinton, la femme de qui vous savez. Et ce que le peuple américain aime en moi, c’est que j’exprime tout haut ce que mes concitoyens disent quand je les rencontre.

J’exprime ouvertement ce que je pense, sans hypocrisie ni détour. Quel est l’intérêt de tourner autour du pot ? On me reproche souvent ma franchise, mais je m’en moque complètement ! Et moi, je n’ai besoin de l’argent de personne, je n’ai pas recours aux lobbyistes, je ne fais pas appel aux donateurs, je m’en fous. Je suis très, très riche, j’en suis fier et je ne dis pas cela pour me vanter, c’est mon état d’esprit et c’est de ce genre d’ambition dont les États-Unis d’Amérique ont besoin pour reprendre la tête du monde libre.

– Quel est votre regard sur le conflit au Proche Orient ?

– Nous devons d’abord protéger Israël qui est notre meilleur allié dans la région, et même dans le monde. Je soutiens Israël à 100 %, c’est la seule démocratie du Moyen Orient, c’est un petit pays plein d’énergie et de talents, entouré par des nations ou des groupes terroristes qui ne pensent qu’à le détruire. Et comme je l’avais déclaré au mois de juin dernier à New York, en annonçant ma candidature aux primaires républicaines, si l’accord entre l’Iran et le groupe P5+1 est véritablement entériné, j’ai peur pour la survie d’Israël. Si je suis élu à la Maison Blanche en novembre 2016, l’un de mes premiers voyages officiels sera d’ailleurs  en Israël, j’aime cette nation et je respecte son peuple.

Je sais qu’il existe un problème palestinien, mais l’opinion publique et les médias internationaux ont souvent tendance à oublier l’essentiel dans le dossier israélo-arabe : les ennemis de la liberté deviennent chaque jour de plus en plus fort et nous sommes de plus en plus faibles. Regardez les actions horribles de ces monstres de l’État islamique, sans oublier les agissements terroristes du Hamas, du Djihad islamique, du Hezbollah, des Talibans en Afghanistan ou de Boko Aram en Afrique noire. Ces assassins gagnent du terrain, s’emparent de régions entières en Irak, en Syrie, bientôt peut-être au Liban, en Jordanie ou en Égypte : c’est très grave. Il faut une vraie coalition mondiale pour éliminer cette vermine sur le terrain, pas seulement avec des raids aériens, et c’est alors que l’on pourra régler par des accords de paix le différend entre Israël et les Palestiniens.

– Approuvez-vous l’intervention militaire de la Russie contre l’État islamique en Syrie ?

– Je considère que c’est une bonne chose et que cela arrive même un peu tard, puisque Vladimir Poutine soutient totalement Al-Assad. Si la Russie veut anéantir l’État islamique et détruire cette armée de terroristes, je ne peux qu’applaudir. Surtout si cela peut servir à stabiliser cette impressionnante migration avec 200.000 personnes en provenance de Syrie, d’Irak ou d’Afghanistan vers les Etats-Unis.

Quand j’entends le Secrétaire d’État John Kerry dire que nous allons accueillir 85.000 réfugiés en 2016, dont 10.000 Syriens, puis 100.000 en 2017, j’estime que cela représente une décision complètement irresponsable de la part de l’administration Obama. Une de plus !

Si je deviens Président des USA en 2016, ces 200.000 personnes repartiront aussi vite qu’elles seront arrivées sur notre sol, elles doivent le savoir et le monde entier doit l’entendre. Nous ne pouvons pas accepter ces 200.000 personnes, nous n’avons aucune idée de qui ils sont et tous les services de renseignements concèdent que l’État islamique se sert de ces mouvements massifs d’immigration pour envoyer des terroristes et des kamikazes aux États-Unis ou en Europe. À croire que n’ont pas servi de leçon, la tragédie du 11 septembre 2001 ou les attentats à Paris au mois de janvier dernier, sans parler des massacres dans les bus de Londres et le métro de Madrid commis par des islamistes il y a quelques années.

Yaël et son Mari Jared Koushner– Quelle a été votre réaction lorsque votre fille Ivanka s’est convertie au Judaïsme ?

– Ivanka a 33 ans et elle fait ce qu’elle veut, c’est une grande fille maintenant (rires) ! Pour être sérieux, je suis fier de son choix car elle a voulu se convertir à la religion juive, à la fois par amour pour son mari Jared Koushner, un super businessman et un homme de grand cœur, et aussi parce qu’elle est passionnée par la Torah, le Talmud et Israël. Avec son époux qui vient d’une famille de Juifs orthodoxes, Ivanka respecte vraiment le Shabbat, du vendredi au samedi soir, et il est impossible de lui téléphoner ou de l’emmener faire du shopping. Elle ne mange plus que casher et a choisi le prénom hébraïque de Yaël. Elle a pris une grande décision mais elle m’a confié que sa conversion au Judaïsme représente une juxtaposition intéressante avec l’éducation presbytérienne chrétienne que je lui ai donnée. Mais tout étant pratiquante, Ivanka reste une femme moderne et active. Après avoir été mannequin, elle travaille à la direction de mon groupe et gère aussi sa propre ligne de chaussures et de sacs à main. Nous avons le projet de partir prochainement avec mon épouse à Jérusalem, à la fois pour un voyage politique mais aussi pour nous recueillir dans la Ville Sainte.

– Estimez-vous que l’antisémitisme a progressé ces dernières années aux USA ?

– Oui, je l’ai constaté et cela me révolte. Il y a eu plusieurs actes d’agression gratuite et intolérable contre des Juifs américains à New York, Miami, Philadelphie ou Chicago ces derniers mois, souvent perpétrés par des musulmans eux-mêmes américains ou des immigrés de pays arabes, ainsi que par des membres de la communauté noire. Heureusement, les Juifs des USA gardent leur sang-froid et ne répondent pas à la violence par la violence. Je crois que les positions de Barack Obama, plutôt pro arabes, peuvent hélas inciter à ce genre de débordements, même si le Président actuel des USA n’est pas directement responsable, je ne dis pas cela.

Il faut encore plus protéger la communauté juive des Etats-Unis qui apporte beaucoup à notre pays par ses savants, ses artistes, ses entrepreneurs ou ses intellectuels. Mes amis juifs savent que je partage leurs convictions et cela explique pourquoi ils sont de plus en plus nombreux à me soutenir et à m’apporter leurs suffrages dans cette bataille des primaires que je pense gagner pour redonner la Maison Blanche aux Républicains !

Bio Express

Donald John Trump est né en 1946 à New York. Sa mère est une immigrée écossaise, tandis que ses grands-parents paternels sont originaires d’Allemagne. Il est le troisième des quatre enfants de Mary Anne et Fred Trump, riche promoteur immobilier. Sa fortune était estimée à 4,1 milliards de dollars en 2015. Diplômé en économie de l’université de Pennsylvanie, il rejoint en 1968 l’affaire de son père qui prospère dans un groupe immobilier. Donald apprend le métier sous sa houlette et se montre doué pour les affaires. Il connaît ses premiers succès et en 1971, il se met à fréquenter le gratin mondain. Sa notoriété augmentera au fil de ses apparitions dans les émissions de télévision et de ses frasques reprises par les journaux people.

En 1983, il construit son premier gratte-ciel, la Trump Tower, qui marque le paysage new-yorkais. L’homme d’affaires se trouve ruiné à la suite de la crise immobilière de 1990. Il en tirera des leçons. Sa célébrité a transformé son nom en marque, il en fait donc son principal fonds de commerce. Cédant l’utilisation de son nom à des promoteurs, il engrange 600 millions de dollars à ce jour. Il développe un système de licences, érigeant des bâtiments prestigieux qui portent son nom. En 2005, son groupe est à nouveau confronté à la faillite à cause de ses casinos d’Atlantic City, mais il sauve in-extremis ses affaires. Parallèlement, il permet à son groupe de se diversifier dans le prêt-à-porter, la création de parcours de golf, ou encore la formation professionnelle (Trump University puis The Trump Entrepreneur Initia­tive depuis 2010).

Parmi ses plus célèbres immeubles : outre la Trump Tower (New York) la Trump World Tower (le plus grand immeuble d’habitation du monde, à New York), la Trump Tower en 2009 à Chicago, le Trump Palace Condominiums à New York, le Trump Taj Mahal à Atlantic City, le Trump Las Vegas. Trump envisageait de reconstruire les deux tours du World Trade Center à l’identique, projet rejeté.

Il perdit des contrats avec la chaine NBC à la suite de propos jugés racistes sur la communauté hispanique : «  Le Mexique n’envoie pas ses meilleurs citoyens aux États-Unis. Il envoie ceux qui apportent avec eux la drogue et le crime. Ce sont des violeurs, même si certains d’entre eux sont des gens bien. »

En 1990, Donald Trump défend publiquement l’idée qu’il faut légaliser les drogues aux Etats-Unis pour gagner la guerre contre les trafiquants, et utiliser les taxes dégagées sur la vente légale de ces produits pour éduquer la population sur les risques liés à la consommation de ces substances.

En 1996, il se présente aux primaires du Parti républicain mais c’est Bob Dole qui est choisi. En 1999, Trump quitte les Républicains et rejoint le Reform Party. En 1999, il propose d’instaurer une taxe de 14,25% sur les riches (possédant $10 millions et plus) qui, selon lui, permettrait de combler d’un coup la dette nationale, $ 5,7 billions. Seul 1% de la population serait concernée par cet impôt, et le reste de la population serait complètement exempté.

En juillet 2000, il défend l’idée que la force militaire américaine à l’internationale est devenue faible. Il propose également de désinvestir l’armement en missiles et de se focaliser sur la menace terroriste et les attaques biochimiques.

Make America Great Again

Il annonce sa candidature aux primaires républicaines le 16 juin 2015 dans le hall de la tour Trump à New York! Il est remarqué pour son ton politiquement incorrect, n’hésitant pas à traiter de faibles ses adversaires. Candidat atypique, il est, pour certains, caractéristique de l’évolution de la société américaine : celle de l’argent roi et du spectacle. On estime que l’«effet Trump » médiatise encore plus la primaire : le premier débat du 6 août 2015 rassemble 24 millions de téléspectateurs, huit fois plus qu’en 2012. Des juillet 2015, les sondages le placent favori de la primaire avec entre 20 % et 25 % des voix, ce qui est quelquefois le double de ses principaux challengers dans la primaire, Jeb Bush et Scott Walker.

En 1977, il épouse Ivana Zelníčková et ils ont trois enfants : Donald Trump Jr, Ivanka Trump et Eric Trump. Ils divorcent en 1992. Il se marie l’année suivante, en 1993, avec Marla Maples, avec qui il a une fille : Tiffany Trump. Le couple se sépare en 1997. Depuis le 22 janvier 2005, il est marié à Melania Knauss, mannequin slovène avec laquelle il a un fils : Barron William Trump (né le 20 mars 2006).

Par son fils Donald Jr et son épouse Vanessa Haydon Trump, il est grand-père de Kai Madison Trump (née en mai 2007), Donald John III Trump (né en février 2009), Tristan Milos Trump (né le 2 octobre 2011), Spencer Frederick Trump (né le 21 octobre 2012) et Chloé Sophia Trump (née le 16 juin 2014). Par sa fille Ivanka et son époux Jared Koushner, il est grand-père d’Arabella Rose Koushner (née le 17 juillet 2011) et de Joseph Frederick Koushner (né le 14 octobre 2013).

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