Le Hezbollah accuse l’Arabie saoudite de presser Israël d’attaquer le Liban

Saad Hariri
Saad Hariri
Saad Hariri

Le mouvement chiite terroriste libanais Hezbollah a accusé vendredi l’Arabie saoudite de « détenir  » le Premier ministre libanais Saad Hariri, qui avait annoncé la semaine dernière sa démission surprise à Riyad. Les proches de Hariri et une grande partie de la classe politique sont persuadés qu’il est détenu en résidence surveillée, contrairement à ce qu’affirmait ce vendredi 10 novembre à Paris le ministre français des Affaires étrangères.

Le leader du Hezbollah, Hassan Nasrallah, accuse l’Arabie Saoudite sans détour. Le chef du mouvement chiite terroriste libanais affirme que Riyad aurait demandé à Israël de frapper le Liban. La tension est à son comble depuis la démission de Saad Hariri, le Premier ministre libanais. Toujours selon le chef du Hezbollah, Hariri serait retenu contre son gré en Arabie saoudite. Saad Hariri avait démissionné en invoquant la « mainmise » de l’Iran et de son allié au Liban, le Hezbollah, sur les affaires intérieures du pays. Le chef du Hezbollah a une nouvelle fois assuré que le chef du gouvernement libanais avait été « obligé » par les Saoudiens à présenter sa démission, et à « lire un texte écrit par eux ».  «Ce qu’il y a de plus dangereux, et qui ne nous fait certainement pas peur, c’est inciter Israël à frapper le Liban. Ceci n’est pas une analyse, mes frères et sœurs et tous les Libanais qui écoutent : je ne suis pas en train d’analyser une situation, je parle de faits.» Hassan Nasrallah. Le président libanais Michel Aoun n’a toujours pas accepté la démission de M. Hariri, assurant qu’il attendait de le rencontrer pour en discuter avec lui. Mais le retour au Liban du Premier ministre se fait toujours attendre.

Les deux poids lourds du Moyen-Orient s’affrontent déjà sur plusieurs dossiers régionaux, notamment les guerres au Yémen et en Syrie. L’annonce du Premier ministre fait craindre que le Liban, pays aux   équilibres communautaires fragiles, ne plonge dans de nouvelles violences.  Le pays a notamment été déchiré par une guerre civile entre 1975 et 1990 et par un conflit entre le Hezbollah et Israël en 2006.

La France, par la voix d’un porte-parole de son ministère des Affaires   étrangères, a souhaité que Saad Hariri «dispose de toute sa liberté de mouvement et soit pleinement en mesure de jouer le rôle essentiel qui est le  sien au Liban».  Sa déclaration accrédite aussi l’idée que Hariri est l’otage des Saoudiens. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a fait part aujourd’hui de sa « grande inquiétude » face à la crise politique au Liban, assurant multiplier les « contacts » pour éviter une « escalade aux conséquences tragiques ».

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