portrait de Ncolas machiavel

 

  Lucre et Pouvoir  politique

«Qui poursuit le lucre ruine sa maison; qui hait les présents vivra»

(Proverbes 15: 27)  Par Haïm Ouizemann

Janvier 2017. Le Conseiller Juridique de l’Etat Avi’haï Mendelblitt décide d’ouvrir une enquête officielle à l’encontre du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Cette enquête nationale visant à déterminer une supposée implication de Benyamin Netanyahou, de sa femme et de ses proches dans de troubles affaires de corruption avec le monde des affaires suscite de nouveau la question des liens unissant le pouvoir politique au monde des affaires privées et de leurs limites. Quelles menaces constituent ces rapports souvent ambigus et quelles limites donner à ces liens entre pouvoirs mus par des intérêts contraires?

Machiavel,  Moïse et Salomon

Dans son œuvre majeure, «le Prince», Machiavel (1469-1527) s’efforce, grâce à sa profonde connaissance des arcanes du pouvoir politique italien et de ses intrigues, de décrire cyniquement les voies permettant au souverain non seulement d’accéder au pouvoir mais aussi de s’y maintenir contre vents et marées, sans nul souci de moralité ni d’honnêteté.[1]. Machiavel, s’inspirant de sa propre expérience personnelle de Secrétaire auprès du chef d’Etat et despote César Borgia, ne manque point d’éloges à l’égard de ce dernier – « je ne saurais proposer à un prince nouveau de meilleurs préceptes que l’exemple de ses actions »finit par en déduire que le déclin de ce chef d’état sanguinaire réside « seulement [à] une extraordinaire malignité de la fortune ».

[1] L’une des thèses exposées au chapitre sept de son livre est particulièrement éloquente à ce propos. L’intitulé de ce chapitre est: «Des principautés nouvelles qu’on acquiert par les armes d’autrui et par la fortune» «De principatibus novis qui alienis armis et fortuna acquiruntur»

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