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Le deuxième missile nord-coréen a volé 400 km

missiles Musudan2La Corée du Nord a tiré mercredi ce qui semblerait être un deuxième missile Musudan de portée moyenne qui a volé pendant environ 400 kilomètres, soit possiblement son essai le plus probant à ce jour, quelques heures après l’échec d’une précédente tentative, a dit l’armée sud-coréenne.

Il était difficile d’établir dans l’immédiat si le tir de ce deuxième Musudan, intervenu quelque deux heures après le premier, a été considéré comme un succès ou un échec ou encore de savoir comment son vol s’est terminé. Ceci étant dit, la distance parcourue par le missile représente théoriquement plus de la moitié de celle qui sépare sa base de lancement nord-coréenne de la côte sud-ouest de Honshu, la principale île de l’archipel japonais.

Le premier missile a été tiré de la ville de Wonsan, situé sur la côte est de la Corée du Nord, a dit un responsable sud-coréen. Il s’agit de la même zone où ont été menés des essais précédents de missiles de moyenne portée, probablement à l’aide de lanceurs mobiles.

L’agence de presse sud-coréenne Yonhap, citant un responsable gouvernemental, a dit que ce premier missile s’est desintégré à moyenne altitude après un vol d’environ 150 kilomètres. Ces tirs de missiles sont en violation d’une série de résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies qui interdisent à la Corée du Nord à utiliser des technologies de missiles balistiques, des mesures rejetées par Pyongyang qui les considère comme une atteinte à sa souveraineté. La première tentative de ce mercredi serait le cinquième échec d’affilée en deux mois d’un tir de missile conçu pour voler plus de 3.000 kilomètres et théoriquement capable d’atteindre n’importe quelle partie du Japon ainsi que le territoire américain de Guam.

Jeffrey Lewis, chercheur auprès de l’Institut d’études international de Middlebury, en Californie, souligne cependant que les échecs font partie intégrante d’un processus d’essais, ajoutant que la Corée du Nord finirait tôt ou tard par résoudre les défauts du Musudan

GRAVE PROVOCATION

Le ministre de la Défense japonais Gen Natakani semble suggérer la même chose en disant que le deuxième tir de missile nord-coréen de ce mercredi montre que le pays a fait de progrès, ajoutant que la menace pesant sur l’archipel s’intensifiait. S’exprimant devant des journalistes, il a estimé que les tirs de missiles à répétition de la Corée du Nord étaient une “grave provocation” et qu’ils ne pouvaient être tolérés.

Gen Natakani a ajouté que de nouvelles provocations de la part de la Corée du Nord ne pouvaient être exclues, notant que Pyongyang avait peut-être voulu faire coïncider les deux tirs de missiles avec le soixante-sixième anniversaire du début de la guerre de Corée, qui a éclaté le 25 juin 1950. A Séoul, le bureau de la présidence sud-coréenne a déclaré qu’une réunion de sécurité nationale serait convoquée dans la journée pour discuter des derniers tirs de missiles.

L’armée américaine a également dit avoir détecté les deux missiles nord-coréens, précisant elle aussi qu’il s’agissait vraisemblablement de Musudan ayant volé au-dessus de la mer du Japon avant de s’y abîmer. Lundi, une source gouvernementale avait dit que le Japon avait mis son armée en état d’alerte en raison d’un possible lancement d’un missile balistique nord-coréen. La région est sous tension depuis le début de l’année en raison d’une série d’initiatives de la Corée du Nord. Pyongyang a procédé le 6 janvier à son quatrième essai nucléaire. Celui-ci a été suivi du lancement d’un satellite et de tests de divers missiles.Selon la presse sud-coréenne, le régime de Pyongyang disposerait d’une trentaine de missiles Musudan. Le premier aurait été déployé en 2007, mais aucun n’avait jamais été testé avant 2016.

Le Conseil de sécurité des Nations unies, avec le soutien de la Chine, principal allié diplomatique de la Corée du Nord, a imposé début mars un alourdissement drastique des sanctions imposées au pays après l’essai nucléaire de janvier. Les deux Corées sont toujours techniquement en guerre après la guerre de Corée de 1950-1953, qui s’est terminée par un armistice et non un traité de paix. (Avec la contribution de James Pearson, Phil Stewart et Idrees Ali à Washington, et de Linda Sieg et Nobuhiro Kubo à Tokyo, Benoît Van Overstraeten pour le service français).

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