Par Kathie Kriegel.

Femmes kamikazes et enfants sont des proies de choix pour les recruteurs au djihad. Pénétrer leur psyché et les dysfonctionnements de leur milieu social pour comprendre ce qui détermine leur passage à l’acte terroriste, est plus que jamais d’actualité pour déjouer de nouvelles menaces.

30% des femmes palestiniennes seraient activement impliquées dans le terrorisme, selon le Dr Anat Berko, Lt Colonel de réserve, directeur à l’Institut International de contre-terrorisme (ICT) au centre interdisciplinaire de Herzlya et au Conseil de sécurité national israélien. Un danger qui se confirme avec, en pleine opération “Bordure de protection”, la mise en ligne par l’Autorité palestinienne d’une vidéo qui rend hommage à 9 femmes terroristes du Fatah, 8 kamikazes et Dalal Mughrabi, qui ont tué 75 personnes au total et en ont blessées plus de 350: «La terre est imbibée de votre sang, qui exhale ses doux parfums, Votre sang aspire à la terre, Répandez-vous au paradis… Nous marchons sur le même chemin. » Une incitation au passage à l’acte ?

Depuis les années 2000, l’Autorité palestinienne promeut la “Shahada” (la mort pour Allah) à travers, médias, système scolaire, religion, culture, musique et sport. Des vidéos enseignent aux enfants que mourir en martyr est doux. « Si vous êtes attaché à la foi islamique et dites haut et fort : « Il n’y a pas d’autre Dieu qu’Allah, Mahomet est le messager d’Allah », Si vous aimez la mort, si vous êtes prêts pour la Shahada, alors vous êtes un Palestinien! », dit un poème publié par Zayzafuna un magazine pour enfants, dans les territoires palestiniens. « Nous, nous avons l’habitude de l’odeur du sang. Nous sommes habitués à la violence », a déclaré à Anat Berko, une terroriste incarcérée en Israël. Les Imams enseignent que l’Islam exige de ses fidèles qu’ils recherchent la mort et que ceux qui ne sont pas prêts à mourir pour la foi musulmane ont une foi déficiente. « Les terroristes communiquent leur obsession de la mort à leurs enfants à travers des défilés comme ceux du Hamas et du Hezbollah où les enfants défilent en uniformes de kamikazes. Ou avec la vente de poupées kamikazes comme jouets, ce qui rend le meurtre de son prochain naturel et normal », fait remarquer le Dr Nancy Hartevelt Kobrin, psychothérapeute qui œuvre pour que les services de sécurité prennent en compte ces facteurs psychologiques qui sous-tendent ce phénomène, dans leur lutte contre le terrorisme.

Chercher la femme

Dans la plupart des cas, la femme kamikaze est issue d’une société arabo-musulmane, dite traditionnelle. Elle a été battue, victime de maltraitance, de mariage forcé, d’abus sexuel, voire d’inceste ou de viols. Dès sa petite enfance, elle est la cible de violences et peut être agressée en toute impunité. «Comment voulez-vous qu’une petite fille victime de maltraitance, qui grandit avec des menaces de mort et voit le meurtre autour d’elle, grandisse de façon équilibrée et devienne une mère nourricière», regrette le Dr Nancy Hartevelt Kobrin qui dénonce dans ces sociétés, l’impossible réussite du processus d’attachement entre le bébé et sa mère. «Ces femmes se sentent mortes à l’intérieur et veulent que les autres le soient aussi»

Suite dans Israël Magazine n°163.

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