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La Cacheroute doit-elle cacher la route ?  

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La Cacheroute doit-elle cacher la route ?

par Dahlia Perez

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Cacheroute. On pourrait s’imaginer qu’une fois en Israël, il serait plus facile de s’y retrouver quant aux différents labels de Cacheroute qu’en diaspora. Hors, il n’en est rien, si l’on considère les batailles de chapelle qui existent dans ce domaine dans le pays et qui, aujourd’hui, provoque un âpre débat entre les dissidents de la Rabbanout et les « légitimistes ». D’un côté, les partisans d’une cacheroute privée désireuse, entre autres, de réduire le fossé entre religieux et laïcs, et de l’autre, des fidèles qui défendent avec force une surveillance institutionnelle de la cacheroute. Quels sont les enjeux de la bataille ? Le point.

Au mois de février, une organisation religieuse sioniste, Tzohar, jette un pavé dans la mare en annonçant le lancement de son propre programme de supervision privée de cacheroute. Le but ?  « Défier » le monopole du Grand Rabbinat dirigé par l’État. Une annonce qui semble vouloir mettre à profit une récente décision de la Haute Cour de justice.  En effet, depuis septembre 2017, la Cour Suprême autorise les restaurateurs sans téouda du Rabbinat à informer leur clientèle qu’ils servent de la nourriture cachère. A  condition, bien sûr, qu’ils ne se désignent pas pour autant comme « établissement cachère »… Une première brèche dans le contrôle du Rabbinat sur le processus de supervision ? Une façon de démocratiser la cacheroute et de la sortir de son giron ultra-orthodoxe, ou bien la porte ouverte à toutes les dérives ?

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N’est-ce pas surtout une manière de ménager la chèvre et le chou sans avoir à trancher ? Car le risque d’un tel parti-pris, avec toutes ses bonnes intentions, serait d’ajouter à  la confusion dans un système où le Rabbinat reste, quoi qu’il arrive, toujours la référence légale en terme de cacheroute. Avi est Mashguiah à Jérusalem et travaille en collaboration avec le Rabbinat. Il nous explique : « Concernant toutes les nouvelles téoudot, notamment celles délivrées par la hashgara pratit (cacheroute privée) il y a une loi très claire en Israël qui dit que tout endroit s’affichant comme cachère doit être en mesure de présenter une téouda de la Rabbanout. Il est possible de rajouter à cette certification officielle une autre téoudat cacheroute, mais elle ne pourra se substituer en aucun cas à la téouda de l’État. » Aujourd’hui, la Rabbanout est incontournable pour celui qui opte pour un label cachère. Selon Avi, un restaurant n’a  pas le droit d’afficher cette mention sans l’autorisation officielle, quel que soit le type de cacheroute privée affichée. Il n’a pas le droit non plus d’en aviser sa clientèle. Pour lui, aucune ambiguïté. Il tranche : « C’est la loi du pays. Quant aux coûts des téoudot, elles sont fixées par l’État. Pour toute cacheroute privée, haredi ou autre, on pourra vous demander n’importe quelle somme et vous ne pourrez pas la contester. A la Rabbanout, les prix sont plus ou moins déjà fixés pour les Mashguihim, qui travaillent avec l’État. » Cacheroute

La suite dans le prochain numéro d’Israël Magazine  pour s’abonner au magazine 054 254 45 20 France  0177507726.

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