Aubervilliers veut s’inspirer du dialogue interreligieux d’une petite ville d’Israël

Aubervilliers veut s’inspirer du dialogue interreligieux d’une petite ville d’Israël

Dans les assiettes, un couscous fumant attend la délégation d’Abou Gosh. « Un couscous halal et casher», lance Noureddine Skiker, responsable jeunesse à la ville d’Aubervilliers. Tout un symbole pour cette ville israélienne de 8 000 habitants située en périphérie de Jérusalem qui cultive depuis des siècles l’harmonie entre musulmans, juifs et chrétiens.

Aubervilliers accueillait Issa Jaber, maire de la ville israélienne d’Abou Gosh, dans le cadre d’un échange sur le thème de la médiation interculturelle. Issa est musulman, comme la majorité de la population d’Abou Gosh, et descend d’une peuplade du Caucase, les Tcherkesses. Sur le petit territoire d’Abou Gosh cohabitent une grande mosquée, une synagogue, une église, un monastère bénédictin et… une équipe de foot mixte. En septembre dernier, Aubervilliers avait emmené des jeunes du conseil local pour découvrir « le miracle » d’Abou Gosh.

« Nous avons créé ces rencontres pour que nos jeunes découvrent d’autres cultures et fassent partager ensuite leur expérience ici », souligne Noureddine Skiker, qui ajoute aussitôt : « Ce sont les jeunes d’Aubervilliers qui m’intéressent, ma mission ce n’est pas d’aller faire la paix là-bas. » Smahane, l’une des participantes à ce voyage, en a été surprise : « Il y a un contact naturel entre les différentes communautés que l’on ne retrouve pas forcément chez nous. »

Pour Issa Jaber, il n’y a pas de miracle mais plutôt un état d’esprit : « Il existe des conflits autour de nous, mais, grâce à la négociation, nous menons une vie normale et nous ne sommes pas les seuls en Israël à penser cela. » La Ville a créé il y a un an un centre pour la médiation interculturelle. A sa tête, Mohamad le musulman et Meir le juif. « Nous invitons les habitants à parler de leur expérience. C’est quelque chose d’assez unique. A tel point que des professionnels français viennent s’y former », expliquent Mohamad et Meir. « A partir de petits programmes, nous pouvons arriver là où les diplomates n’ont pas réussi », glisse Issa Jaber.  leparisien.fr

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