fbpx

Attitudes envers Israël: Mutations profondes

Attitudes

Mutations profondes dans les attitudes envers Israël

par Daniel Pipes

Attitudes

À l’heure où ses relations avec les Arabes et les musulmans connaissent un réchauffement, Israël voit ses rapports avec la Gauche se refroidir. Ce sont là deux mutations qui impliquent pour le pays un impératif de taille. Concernant la première mutation, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a récemment fait état d’un « grand changement » dans le monde arabe. Celui-ci développe de plus en plus de liens avec les entreprises israéliennes car il a besoin d’Israël pour « la technologie et l’innovation, l’eau, l’électricité, les soins médicaux et la haute technologie ». Expliquant cette normalisation par le fait que les États arabes sont « à la recherche de relations avec les plus forts », Netanyahou s’est montré trop délicat vis-à-vis des libéraux américains en s’abstenant d’ajouter un autre facteur : la politique d’apaisement envers Téhéran adoptée par Barack Obama qui a provoqué un sursaut au sein des États arabes soudain conscients des véritables dangers qui les menacent.

2018, une année pré-électorale en Israël

 

La ministre israélienne de la culture et des sports, Miri Regev, s’est mise à pleurer en entendant l’hymne israélien résonner à Abou Dhabi, à l’occasion de la victoire du judoka Sagi Muki.

Constat frappant : depuis la fin, il y a 45 ans, de cette guerre de 25 années entre le monde arabe et Israël (1948-1973), ce sont la Turquie et l’Iran qui ont repris le flambeau de l’antisionisme. Les nouvelles relations ne se limitent pas à une simple percée des entreprises israéliennes dans les pays arabes. La ministre israélienne des sports a fondu en larmes en entendant résonner la Hatikvah, l’hymne israélien, jouée à Abou Dhabi à l’occasion de la victoire d’un athlète israélien. Par ailleurs, les rumeurs vont bon train sur une prochaine poignée de mains entre le prince héritier saoudien Mohammed Bin Salman (MBS) et le Premier ministre israélien. Enfin, la solidarité arabe et musulmane dans l’inimitié envers Israël s’est fracturée au point qu’elle ne pourra probablement jamais se reconstituer. C’est là une première mutation majeure dans le conflit israélo-arabe.

La seconde mutation, qui n’est pas moins importante, réside dans l’hostilité croissante de la gauche mondiale à l’égard d’Israël. Présent de manière systématique de la Corée du Sud au Brésil en passant par la Thaïlande, l’Afrique du Sud ou encore la Suède, ce phénomène a été mis en lumière pour la première fois lors de la Conférence de Durban de 2001. Parmi de nombreux exemples, on citera la plate-forme Black Lives Matter qui accuse Israël de commettre un « apartheid » et un « génocide » ou encore ce syndicat communiste, en Inde, représentant 16 millions d’agriculteurs qui a apparemment rejoint le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanction (BDS).

Dan Groover, le Groove dans les doigts

En allant de la droite à la gauche, on observe dans les attitudes envers l’État juif, une négativité croissante quasi-linéaire. En 2012, un sondage réalisé par le Pew Research Center auprès d’Américains majeurs a montré que 75 % des républicains conservateurs ont plus de sympathie pour Israël que pour les Palestiniens. Viennent ensuite les Républicains libéraux et modérés avec 60 %, les indépendants avec 47 %, les démocrates conservateurs et modérés avec 46 % et enfin les démocrates libéraux avec 33 %.

Or, il n’en a pas toujours été ainsi. Par son soutien diplomatique et sa fourniture d’armements Joseph Staline a joué dans la naissance d’Israël en 1947-1949 un rôle si déterminant qu’Abba Eban, le premier ambassadeur d’Israël à l’ONU, a pu dire que « nous n’aurions pas pu le faire, que ce soit sur le plan diplomatique ou militaire » sans l’aide des Soviétiques. Les démocrates Harry Truman et John F. Kennedy figurent parmi les plus pro-israéliens des présidents américains alors que le républicain Dwight Eisenhower était incontestablement le plus hostile à Israël.

Le contraste entre Mohammed Bin Salman et Jeremy Corbin illustre ces deux mutations profondes, tout comme le fait qu’Israël entretienne à présent de meilleures relations avec l’Égypte qu’avec la Suède. Le président tchadien s’est rendu en visite en Israël contrairement à un chanteur néozélandais qui n’a pas pu. Les athlètes israéliens concourent aux Émirats arabes unis mais sont interdits d’entrée en Espagne. Alors que les musulmans font preuve d’une indifférence de plus en plus grande vis-à-vis de la rupture des relations diplomatiques israélo-palestiniennes, les gens de gauche expriment à ce sujet une colère grandissante.

Attitudes

Ce dernier point est très important. La rage contre Israël ne concerne ni les relations entre Ashkénazes et Sépharades, ni les tensions sur le Mont du Temple, ni une attaque future éventuelle contre les infrastructures nucléaires iraniennes, ni les armes nucléaires d’Israël. Cette rage concerne presque uniquement le statut des quelque 3 millions de Palestiniens vivant en Cisjordanie et à Gaza. Grâce à un mélange d’expertise palestinienne en relations publiques et un antisémitisme persistant, le bien-être de cette population réduite et sans force mais fanatique est devenu en matière de droits de l’homme, le problème mondial majeur suscitant toujours plus d’attention qu’un pays comme l’Éthiopie et à la base de pratiquement toutes les condamnations d’Israël. Attitudes

La suite de l’article se trouve dans le prochain numéro d’Israël Magazine

S’abonner au magazine par téléphone ou par whats app 00972 (0) 54 254 45 20

Par email  Andredarmon78@gmail.com

Découvrez un exemplaire du magazine gratuitement et cliquez sur le rebord droit du mag

https://fr.calameo.com/read/0010965001feb059d1586?authid=wl2BnKg1JDc5

 

more recommended stories

Réinitialiser le mot de passe
Veuillez entrer votre email. Vous allez recevoir votre nouveau mot de passe par email.