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Amir Haddad, graine de star

20160413_093344Octobre 2008 Nous rencontrions pour la première fois Amir Haddad. Dimanche paraîtra la nouvelle Interview d’Amir Haddad à la veille de sa participation à  l’Eurovision pour le compte de la France.

Amir Haddad, graine de star

Par Andre Darmon pour Israël Magazine (Octobre 2008)

C’est au cœur de la grande banlieue de Tel-Aviv, la paisible Petah Tikva, dans la maison de sa tante où il révise studieusement ses cours de dentisterie que le souriant Amir Haddad me reçoit. Un père médecin a su lui transmettre très jeune le goût de guérir mais la passion de la chanson lui est venue tardivement et s’est imposée comme une évidence, il y a deux ans à peine. C’est ainsi qu’une petite météorite, une météorite franco-israélienne, il faut le préciser, a éclaté dans le ciel d’Israël quand un jour de 2005, des amis d’Amir, convaincus de son talent et de ses prédispositions vocales, l’inscrivirent à son insu à un casting de ‘Ko’hav nolad’, l’émission phare des jeunes talents israéliens.

J’avais croisé pour la première fois, il y a quelques mois, Amir Haddad lors d’un concert à Jérusalem au profit de l’association caritative Tikva Market et j’avais noté  que quelque chose de différent habitait ce garçon né en France il y a 24 ans, un petit quelque chose de charismatique et d’attachant, une vraie présence scénique qui fait la marque des stars en herbe. Quelques jours plus tard, Arié Sion, son énergique producteur, m’avait confié, flageolant, que les producteurs de Patrick Bruel n’écartaient pas l’idée de donner à Amir la possibilité de chanter avec ‘Patriiiiiiiik’ lors de son unique concert en Israël à Raanana au mois de mai. Ma propre fille elle-même paraissait bien connaitre et priser Amir quand je l’interrogeais sur ce dernier pour lui dérober quelques renseignements, jusqu’au moment où elle comprit que je l’appréciais également. Je réalisais alors qu’il était très suspect que des parents possèdent les mêmes gouts musicaux que leurs enfants.

Bruel et Amir

Les 24 et 25 mai resteront longtemps gravés dans la mémoire d’Amir Haddad. Le 24, Amir se produisait à Genève en remplacement, tenez vous bien, d’Idan Reichel, devant toute la communauté juive enthousiaste pour fêter les 60 ans d’Israël. Amir, incrédule, fit ce soir-la, ce que l’on appelle vulgairement un carton. Le 25 mai, le lendemain, comptera tout autant sinon plus car Amir eut l’immense privilège, malgré un avion suisse récalcitrant qui tardait à décoller, de chanter à Raanana sur scène avec Patrick Bruel, son idole, celui qui berça son enfance française avant que sa famille n’émigre en Israël à Herzlya. Patrick Bruel et Amir Haddad chantèrent en duo ‘J’te l’dis quand même’, en français puis en hébreu et Amir reçut ce soir-là une chaude ovation de la communauté francophone venue entendre l’auteur de  ‘J’te mentirais’ mais aussi ce talent naissant sur lequel courraient déjà de sympathiques rumeurs. Patrick Bruel, qui en général, n’accepte jamais les reprises de ses chansons par d’autres chanteurs fut, nous raconte Amir, ému aux larmes quand il entendit sa chanson interprétée dans la langue de Moise. Patrick Bruel, retrouvant un peu en Amir Haddad le Patrick Bruel de ses débuts, quelques années plus tôt, a prédit un grand avenir à Amir Haddad; tout comme  Chlomo Artsi, la plus grande vedette de la chanson israélienne qui dès 2005, l’aida confraternellement à choisir la chanson qu’Amir Haddad interprétera à l’émission Kohav Nolad. Comme parrainage, vous en conviendrez, il est difficile de faire mieux.

«Et si je dois un jour chanter en France, cela se fera avec mon prénom Amir et mon nom Haddad afin d’assumer totalement ma judéité et mon identité israélienne».

Un Album

Amir, dont le sourire ne quitte jamais le visage, n’en revient pas de la façon dont les événements se sont accélérés, précipités presque, en à peine 2 ans.  Le jeune auteur interprète a du mal à croire que son tout premier album va sortir dans quelques semaines en Israël alors que tout destinait Amir à une placide carrière médicale dans le sillage de son père René. C’est un album composé entièrement par Amir avec, pour la partie musicale, la collaboration de son complice et ami d’enfance Omri Dagan qui est en charge aussi des arrangements.
‘J’ai du mal à faire écrire des chansons pour moi par d’autres compositeurs car j’ai du mal à m’identifier à des chansons que je n’ai pas écrites moi-même. Et mes chansons sont le pur produit de mon imagination car je n’ai pas encore assez de  vécu à raconter’.

Mais ce qu’Amir affectionne par dessus tout, ce sont les rencontres avec son public, un public dont les rangs commencent à gonfler singulièrement.

‘J’aime les concerts privés où je peux développer une vraie relation, une relation intime avec mon public.’
Amir qui joue de la guitare, en est déjà à six concerts privés où ses admirateurs des sites Internet spacebook ou facebook peuvent dialoguer avec lui et où il peut les inviter à venir l’écouter. Quand j’interroge ce parigot sur une naturelle et éventuelle carrière française, je le trouve extrêmement circonspect.

‘Il m’arrive de penser à une carrière en France mais je suis limité par mon sionisme car je me vois mal, pour réussir à l’étranger, me couper de mes racines israéliennes. J’ai déjà fait l’expérience malheureuse de la France quand j’ai voulu, pour gagner du temps, intégrer l’université Paris V Cochin- Necker. Je m’y suis senti un peu étranger comme si après avoir vécu en Israël, il n’était plus possible de s’intégrer ailleurs. Il manquait à Paris une vraie chaleur, une véritable ambiance juive dans laquelle j’ai baigné toute ma jeunesse. Et si je dois un jour chanter en France, cela se fera sous mon prénom Amir et mon nom Haddad afin d’assumer totalement ma judéité et mon identité israélienne. Il n’est pas question pour moi de cacher mes origines. Mais Israël reste ma base forte.’
 
Un enfant

Si Amir n’est pas loin de frôler le mètre quatre vingt, cet ancien sergent-chef qui grâce à son bilinguisme a fait son service militaire dans les renseignements de Tsahal, ne cessera de me dire qu’il est et reste toujours un enfant. Un enfant qui a besoin de se protéger contre une gloire naissante qui pourrait tourner la tête à quiconque,  se protéger contre des amours qu’il ne pourrait assumer, coincé entre ses cours à l’université, ses répétitions et ses concerts.
‘J’habite seul, je suis indépendant. Je suis libre dans ma tête et j’aime faire la fête.’

Un enfant qui prend avec décontraction, détachement même, l’intérêt soudain que les medias, le public francophone et le public israélien lui portent.

Amir Haddad me parait, bien que jeune, doté, comme tous les Israéliens, d’un solide bon sens et il n’oublie pas de remercier ses producteurs, des nouveaux immigrants, qui ont cru en lui. ‘On a débuté ensemble et on forme une équipe avec Kyse, le rappeur de Reciproq qui, de loin en loin, quand il débarque en Israël, nous apporte sa patte européenne et professionnelle.’

Les lecteurs savent à quel point Israël Magazine a toujours eu le nez fin pour découvrir et promouvoir des chanteurs israéliens qui ont fini par percer sur le marché français. Il ne fait pas de doute qu’Amir Haddad, pour peu qu’il ne se casse pas les dents sur les travers de l’ego si communs aux artistes, pourrait devenir la nouvelle star de la chanson franco-israélienne, quarante ans après Mike Brant mais dans un tout autre style. Alors, communautés juives – et non juives aussi – du monde entier, dépêchez vous d’engager Amir maintenant avant qu’il ne devienne très vite inabordable pour vos bourses.

www.myspace.com/amirhaddad

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