Plaidoyer pour la mère israélienne au foyer

la mère israélienne au foyer  

Plaidoyer pour la mère israélienne au foyer

la mère israélienne au foyer   

Aujourd’hui être une femme au foyer ne représente pas, au sein des couples et de la société en général, la même chose qu’il y a 50 ans. A l’époque, « l’emploi » allait de soi et les rôles impartis à chacun n’avaient pas encore brouiller les pistes. Si la femme s’occupe toujours de son foyer à l’heure actuelle, elle travaille aussi, et le regard sur celles qui ont choisi de rester à la maison a donc, à ce titre, beaucoup évolué. S’accorder ce statut, c’est souvent se mettre en porte-à-faux avec une société qui ne reconnaît guère le choix de privilégier ses enfants et de choisir de les élever, en s’y consacrant pleinement. Bien que  la tâche soit loin d’être de tout repos, qu’on le choisisse ou non, il faudra souvent expliquer, se justifier, rendre des comptes… L’œil critique que pose la société occidentale sur ces femmes n’est pas des plus tendre, et ne favorise guère, surtout en Israël, les vocations… Analyse.

la mère israélienne

Ni chômeuse, ni pauvre. Mères au foyer, tout simplement. Elles ne « travaillent » pas et ne sont donc pas reconnues comme faisant partie de la société active. Du moins, leurs droits (inexistants) ne le font guère penser… Position précaire, qui les rend fragiles au sein du couple en cas de divorce ou de perte du conjoint, qui les ostracise parfois dans une société où tout se monnaie, où le statut social va de pair avec un salaire. Un postulat qui vulnérabilise bon nombre de femmes aujourd’hui, et ce, en dépit de leur volonté de vouloir se consacrer à leur progéniture. Karen, 29 ans a fait son alya il y a quatre ans. Elle accouche peu de temps après d’une petite fille.

 

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Elle raconte : « J’ai gardé ma petite à peu près jusqu’à l’âge de 18 mois et après je l’ai mise en crèche. Je viens juste de retrouver un emploi à mi-temps. Cela me permet de pouvoir continuer à m’occuper d’elle l’après-midi. » La période qui a suivi l’accouchement s’accompagne d’une perte sèche de revenu : « J’avais déjà travaillé, mais moins de 6 mois. Je n’avais donc aucun droit. Comme mon mari gagnait un salaire plus élevé que la moyenne, plus de 10 000 shekels, nous n’avions pas droit non plus aux aides sociales. » Karen garde donc son enfant à la maison et gère son budget avec le seul salaire de son époux :  « J’ai la chance que mon mari travaille, même si on vit sur une seule paie. Mais quand on fait l’alya, qu’on quitte la famille et qu’on n’a personne ici, c’est très compliqué. On n’a pas le choix en fait, on devient mère au foyer par obligation. » Un statut suffisamment reconnu au sein de la société israélienne ? Karen porte un regard sans concessions sur cette période : « On a l’impression d’être exclue de la société en fait, parce qu’on n’a plus du tout de vie active. On est mise à part. » Désocialisée ? « Totalement. J’ai la chance de m’en être très bien sortie parce que mon mari a été formidable et d’un grand soutien, mais je lis beaucoup de blogs sur Internet où les femmes témoignent et disent que cette situation est très dure moralement. » Le mari ramène le salaire, ce qui provoque souvent une forme de culpabilité chez la maman, Karen ne le niera pas :  « la mère israélienne….

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