50 ans après : L’HERITAGE LUMINEUX DE LA GUERRE DES SIX JOURS

50 ans  après : L’HERITAGE LUMINEUX DE LA GUERRE DES SIX JOURS

Par Guy MIlliere

La Guerre des Six jours (5-10 juin 1967) a cinquante ans comme la réunification de Jérusalem. C’est un anniversaire glorieux pour Israël. Grâce à un génie stratégique sans pareil les dirigeants militaires et politiques d’Israël à l’époque ont vaincu de manière écrasante et sans appel des ennemis bien mieux armés, très supérieurs en nombre et en matériel. Israël à l’époque n’avait pas le choix et ne pouvait pas tergiverser. Une défaite aurait signifié la disparition du pays et des massacres abominables aux mains de soldats imprégnés de haine.  La victoire d’Israël a coupé le souffle à la planète. Israël a commencé á ce moment à apparaitre comme n’étant pas une parenthèse de l’histoire, et non plus un petit pays sans importance. Ceux qui méprisaient Israël en Europe n’ont pas fait disparaitre leur mépris mais l’ont transformé en dépit et ont fait réémerger la haine antisémite qui les habitait: le 27 novembre 1967,, le Général de Gaulle en France pestait, impuissant face á ce qu’il a appelé un “peuple dominateur et sur de lui-même” ; il avait dès la mi-juin, décidé d’un embargo sur les livraisons d’armes françaises à destination d’Israël.

Des réorientations stratégiques se sont dessinées: si la France s’est placée dans une position d’hostilité envers Israël qui n’a jamais cessé depuis quel que soit le Président et le gouvernement en place, au nom de ce qui s’est appelé la “politique arabe de la France”, les Etats-Unis ont commencé, avec la Guerre des Six jours, à discerner l’importance stratégique d’Israël au Proche-Orient. Ils ont considéré depuis ce moment Israël comme un allié stratégique majeur, et même les Présidents américains les plus hostiles à Israël, que ce soit pour des raisons de réalisme politique froid et cynique (George Herbert Walker Bush, initiateur de la conférence de Madrid, et désireux de sacrifier Israël sur l’autel de meilleures relations avec le monde arabe) ou pour des raisons idéologiques (Barack Obama, qui n’a cessé de considérer Israël comme un vestige de l’impérialisme occidental au sein du monde musulman, comme l’a montré le discours du Caire en juin 2009) n’ont pu endommager en profondeur l’alliance israélo-américaine et l’amitié mêlée d’admiration que le peuple américain ressent pour Israël.

Suite dans le prochain Israel Magazine 197

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