35 milliards de dettes, Teva supprime 14 000 emplois

 

Numéro un mondial des médicaments génériques, Teva se porte pourtant mal. Le groupe pharmaceutique israélien Teva va supprimer 14 000 emplois dans le monde au cours des deux prochaines années.  Le PDG de Teva tente ainsi de redresser la barre d’un groupe à la dette colossale.

C’est une cure drastique que le PDG de Teva impose à son groupe. Il entend réduire les effectifs du géant pharmaceutique de 25% en deux ans. Le groupe n’a pas fourni de détails pays par pays, mais il prévient qu’un « nombre significatif de sites de production sera fermé ou cédé », que les centres de recherche et de développement seront aussi touchés et le siège ne sera pas non plus épargné. Des suppressions de postes auront lieu en Israël comme en Europe et aux Etats-Unis. Cette cure est imposée par la situation du groupe, se défend le patron de Teva. Face à une dette de 35 milliards de dollars, il estime ce plan « crucial pour restaurer (la) sécurité financière ». Il assure qu’une stratégie de développement à long terme viendra dans un second temps, mais il souligne « la nécessité » de générer de la trésorerie pour justifier ce plan social de grande ampleur. En Israël, ces annonces passent mal. Le principal syndicat du pays souligne que Teva a déjà bénéficié de 6,2 milliards de dollars d’allègements fiscaux. Il appelle à  la grève générale quelques heures ce dimanche. Et l’avenir du groupe inquiète jusqu’en plus haut lieu. Le Premier ministre s’est entretenu ce jeudi avec le PDG pour lui demander de « limiter les dégâts sociaux ». La chute des prix des génériques est l’une des causes, parmi d’autres, des ennuis de Teva.

Teva a en outre essuyé un rude coup début octobre avec la décision du régulateur américain des médicaments, la FDA, d’approuver la commercialisation d’une version générique du traitement vedette de Teva, le Copaxone, contre la sclérose en plaques. L’activité de Teva est certes elle-même centrée sur les génériques, mais il détient parallèlement des marques propres, dont le Copaxone représente la moitié des ventes. Teva continue à subir les conséquences de l’acquisition, largement considérée comme mal avisée, d’Actavis, la branche générique de l’américain Allergan, pour plusieurs dizaines de milliards de dollars. Après des mois de flou à la tête du groupe, la nomination en septembre d’un nouveau PDG, le Danois Kare Schultz, avait été accueillie favorablement par les marchés, avec l’espoir de le voir redresser une entreprise qui représentait à elle seule plus de 1% du produit intérieur brut israélien.

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